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La conduite défensive est un concept assez ancien mis en avant par les associations de motards. Il est très facile de l’appliquer au monde du vélo, en nuançant quelques points plus spécifiques.
Cette tactique «d’auto-défense»(!), nous ne la recommandons pas pour embêter les conducteurs : on part du principe que personne ne souhaite vraiment renverser d’autres humains et briser des vies ou des familles. Néanmoins il faut, -en tant que participant au trafic plus vulnérables-, anticiper les distractions, les changements de lignes impudents, le manque de communication dont les automobilistes peuvent se rendre coupables si facilement.

Il n’y a pas d’accidents, seulement des collisions et la plupart devraient, pourraient être évitées.

Dans cet article, nous allons souligner les grands principes à adopter pour rouler de façon sécuritaire en vélo et en ville. De nombreuses ressources sont disponibles à ce propos et nous en citerons quelques-unes abondamment.

Le comportement à adopter

Votre comportement et votre positionnement sur la route ont une grande influence sur tous les autres usagers. Prendre conscience que le danger peut venir d’abord de soi-même est un premier pas. Si nous avons tous les droits de rouler à tout moment de l’année en vélo, nous avons également les mêmes devoirs envers les plus vulnérables, et envers le code de la route. Ok, il n’est pas forcément le plus adapté du monde à la réalité cycliste et il semble manquer cruellement «d’humanité», on sera les premiers à en convenir, mais c’est la règle de la société et il faut à ce titre en tenir compte et le respecter.

Le danger vient de moi ? Qu’est-ce à dire ? 

  • Raser les portières de voitures,
  • Virailler entre les véhicules stationnés sur le côté,
  • Rouler le soir sans éclairage ou en le positionnant mal sur son vélo,
  • Surgir subitement d’un angle mort,
  • Ne pas respecter le code de la route,
  • Rouler un vélo sans frein…

Voici des comportements qui me mettent en danger. La conduite défensive essaie de corriger cela en premier, parce qu’on ne peut contrôler que ses actions et son matériel.

Être décidé à se protéger

Ainsi, lorsque vous roulez en vélo, peu importe les conditions atmosphériques,

• prenez votre place
• soyez visibles et voyez
• soyez attentifs et anticipez
• communiquez

La position sur la route

Prenez votre place sur la route. Vous avez tout à fait le droit d’être en train de rouler à vélo, vous pouvez prendre la même place que toute autre personne. Soyez le plus à droite possible, sans être collé contre les portières ni contre les trottoirs. Adoptez une «position défensive».

Position défensive

Il ne s’agit pas d’être au milieu de la voie, mais convenablement à droite. En étant un obstacle à contourner, vous forcez l’auto qui vous suit à ralentir, à observer un temps d’arrêt avant de vous dépasser. C’est ce que vous devez rechercher.

Si une auto peut vous dépasser sans ralentir, c’est là que ça devient risqué. Les conducteurs ne ralentissent pas s’ils n’y sont pas obligés : c’est bien dommage, mais c’est pour cela que des milliers de «stops» sont dessinés chaque année, des milliers de dos-d’ânes construits…

En vous tenant plus à gauche sur la chaussée, vous évitez les plaques de glace, vous évitez les saletés du bord de chaussée et surtout surtout, vous adoptez une position de défense majeure !

Le seul embêtement à signaler, ce sont les agressions à coup de klaxon. Tout ce que l’on peut dire c’est que ça s’améliore avec le temps et que vu le nombre croissant de personnes qui choisissent de continuer à rouler en hiver, ça continuera à s’améliorer.

En cas de comportements agressifs, laissez aller. Arrêtez-vous à un endroit sûr et ne perdez pas d’énergie. Laissez les cons se mettre en colère, c’est eux qui perdent et perdront toujours.

«Defensive positionning (…) keeps the cyclist away from opening car doors – ensures that he’s seen by the vehicle ahead and encourages drivers to pass him correctly – allows for greater vision and manoeuverability».

«Defensive riding techniques», Peter Johnson & Tony Hansen, Film Australia, 1976.

Pour terminer, si vous vous gardez plus d’espace pour manœuvrer, vous augmentez votre capacité à réagir promptement et sûrement en cas de nécessité. C’est «se ménager une issue».

Garder la ligne

Un des principe de la conduite préventive, c’est d’être «prévisible». On se rend prévisible lorsque l’on est bien vu, bien identifié et que l’on garde une progression linéaire.

Il faut à tout prix éviter d’imiter le poissons qui fraye en sa rivière. Conservez votre position, avant, dans et après les intersections : roulez en ligne droite, au même endroit. N’allez pas sur les cotés pour revenir ensuite au milieu de la route.

De même, si vous souhaitez éviter un trou, regardez par dessus votre épaule ou dans votre rétroviseur avant de faire un écart.

Capture d’écran, le 2020-11-20 à 19.37.06

Être visible

Il est très important d’être vu et de voir. Grâce à votre position défensive, vous devenez plus visible. Il n’empêche que des éléments réfléchissants, des habits colorés ou un casque coloré ou blanc vous donne l’avantage d’être «une tâche colorée en mouvement». C’est toujours mieux pour requérir l’attention des automobilistes.

La nuit, le soir ou durant les conditions climatiques plus difficiles, éclairez-vous ! S’il vous plait ! Nous voyons encore trop de cyclistes complètement dans le noir, un soir de novembre où il pleut… La visibilité des conducteurs d’auto est déjà tellement mauvaise et vous ne faites rien pour les aider !

Votre sécurité passe par des lumières puissantes et convaincantes. À l’avant et à l’arrière.

Communication

Si on indique ses intentions clairement, on se prémunit de mauvaises surprises et on destresse les conducteurs. Sortir les bras n’est cependant pas toujours évident pour tout le monde. On pense aux parents avec des vélos cargo ou bien encore des cyclistes hivernaux.

Le coup d’oeil peut vous aider. Le coup d’oeil par-dessus l’épaule signale à un conducteur attentif que vous cherchez à aller vers la gauche ou la droite. Soyez ainsi le plus ostensible ! Le contact visuel est aussi primordial et aide les deux parties. Cherchez toujours à établir un contact visuel pour vous assurer que les personnes au volant vous ont vu. Un excellent moyen d’avoir un bon contact visuel et de faire un grand sourire !

La route ne se «partage pas». Elle n’appartient pas plus aux automobilistes qu’aux cyclistes. Une voie de déplacement est un service décidé par la société en son ensemble et qui appartient ainsi à tous. Nous cyclistes, avons autant le droit de possession et d’usage de la route. Cependant, nous avons notre part de responsabilité pour que tout se passe au mieux. Avoir un comportement raisonnable et cordial semble être l’un des moyens les plus sûrs pour arriver à être sur la route tous ensemble, agréablement.

Ressources en ligne

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