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200 km en Dahon Mu Uno

Il était une fois un couple, qui par une fin de semaine d’été, s’était retrouvé en la belle ville de Rivière-du-Loup. À l’issue de mémorables moments passés ensemble, vint le temps de regagner chacun son lieu de vie, en l’occurrence, la Gaspésie pour lui, et la Montérégie, pour elle.

 remi en mu unoLui, cycliste avide, était arrivé là en tant que passager d’un énorme pick-up conduit par son collègue. Dans la boîte, il avait déposé sa monture baptisée Georges, petit vélo pliant monovitesse, aussi connu sous le nom de Dahon Mu Uno. Après avoir vu sa douce, qui devait repartir vers Montréal en début de journée le dimanche, le cycliste avait décidé de rouler vers le nord-est, jusqu’à ce que son collègue l’embarque pour terminer le trajet.
Sans pédales à clips, ni bidons d’eau, mais chargé de quelques bagages et bien aidé par le vent, il descendit donc le fleuve Saint-Laurent. La journée était belle, la température clémente et le ciel dégagé. Évidemment, sa monture n’était pas vraiment adaptée à un tel voyage: son braquet est bien trop court. Pouvoir continuer à propulser le vélo au-delà de 30 km/h, vitesse très facilement atteignable par ce vent de dos, relève de la prouesse. La selle du petit vélo était elle aussi inadaptée. Georges est clairement plus à l’aise en ville, à se faufiler dans les petites rues, que sur les grandes routes dégagées!
Néanmoins, le trajet fut très agréable. Plusieurs arrêts s’avérèrent particulièrement intéressants, entre autres la fabrique de bagels de Saint-Simon, et la fromagerie des Basques. Ces mets raffinés furent dégustés par notre héros après être sorti de Rimouski, une centaine de kilomètres après le départ. La journée étant loin d’être terminée, et le cycliste encore en forme, le voyage continua. La route se corsait à partir de Mont-Joli: fini, le vent dans le dos, finie, la route sans dénivelé. Place aux montées vers Amqui!

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Le même braquet, qui semblait bien court le long du fleuve, semblait tout à fait correct sur cette portion du tracé. Les pentes n’étant pas abruptes, il suffisait de se mettre debout et d’appuyer un peu sur les pédales pour les franchir.
La nuit commença à tomber, mais le collègue était encore loin. La chevauchée continua, éclairée par de modestes lampes et la Lune. Mais finalement, à Amqui, à environ 200 km de Rivière-du-Loup, la faim se fit sentir, les fesses demandèrent une trève, et une pizza se jeta sur le vulnérable cycliste. Là s’arrêta donc la journée de vélo!

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