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Mon penchant pour les vélos électriques

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Allison Greenlee est une militante de la Coalition Vélo de la Silicon Valley (SVBC ci-dessous). Elle a écrit un texte simple et marquant témoignant de son expérience avec les vélos électriques. Elle qui méprisait quelque peu cette catégorie de vélos, s’est rendue compte de leur potentiel magistral, à savoir, faire tomber une à une les mauvaises excuses et remplacer la voiture par le vélo. Une excellente opportunité de vivre plus sainement et plus écologiquement.

Elle nous a gentiment autorisé à publier, traduire et diffuser son texte. Le voici.

 

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Original version in English

 

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Je souhaite ici avouer publiquement mes anciens préjugés à propos des vélos électriques. J’ai souvent questionné la place des soi-disant «vélos» électriques parmi le monde cycliste… je suis en voie de guérison, une ancienne sceptique. Voilà, je l’avoue et je me repens.

J’adore les vélos. J’adore regarder des vélos, en posséder, les entretenir, les dessiner… vous voyez le topo. Aussi loin que je me souvienne, j’ai fait du vélo. Enfant, j’étais motivée par la liberté et le plaisir que ça me procurait. Adulte, je roule à vélo pour mon loisir, afin d’apaiser mon esprit, pour des raisons écologistes et parce que ça me permet de faire plusieurs choses en même temps, comme par exemple me maintenir en forme tout en me rendant au travail. Ah la fierté de se pointer au travail avec ce lustre de sueur et ces quadriceps découpés au couteau !

 

Ça en fait des «mauvaises excuses», qui malheureusement emportent la décision régulièrement.

 

Cependant, est-ce que je me déplace tout le temps en vélo ? Aussi souvent que je le pourrais ? Aussi souvent que je le devrais ? La réponse est non. Certains matins, la paresse l’emporte. D’autres fois, j’ai trop de -littéralement- valises, ou encore, je dois me rendre à tel ou tel endroit après le travail. Et enfin, il y a des jours où je suis fatiguée à 17h et m’activer pendant une heure ne me tente tout simplement pas. Ça en fait une somme de «mauvaises excuses», qui malheureusement emportent la décision régulièrement.

 

Notre objectif à la coalition SVBC est de sortir plus d’arrière-trains hors des habitacles automobiles et de les installer sur des selles de vélo. Je crois en cette mission et je travaille fort chaque jour afin de convaincre plus de gens à utiliser des modes de déplacements sains. Facile alors de vous imaginer mes cas de conscience issus de mes contradictions lorsque je décide de conduire pour me rendre au travail.

M’engager à laisser de côté la voiture et utiliser plus le vélo pour ce faire est un défi que je comprends et vis pleinement. Certains jours je n’ai tout simplement pas l’énergie pour pédaler un déplacement de 50 kilomètres. Compréhensible, non ?

 

Pédaler avec assistance n’est pas une tricherie. C’est plutôt brillant, en fait.

 

J’ai essayé un vélo électrique pour la première fois à Seattle, sur un vélo en partage. Sans attente et plongeant dans l’inconnu, j’ai poussé sur les pédales et ai immédiatement ressenti cet élan initial au démarrage. Je dois vous l’avouer, ça m’a enivré ! Ce fut une balade rapide et une manière plaisante de découvrir la ville. Lors de mes déplacements suivants à Denver et NY, je me suis surprise à chercher ces vélos électriques parmi la flotte de Bixi. Monter et descendre en «roue-libre», presque sans effort le pont de Brooklyn fut enthousiasmant. Je crois que c’est là que tout a changé dans ma vision du vélo électrique.

 

Bien que je possède et chérisse déjà quelques autres vélos, j’ai commencé à considérer l’achat d’un vélo électrique. Je devais encore faire face à quelques objections mentales – mes propres opinons naives sur le sujet – qui pouvaient se traduire comme suit : «un vélo, ça avance grâce aux mollets» ; «non mais quel est le rapport entre un vélo électrique et un vélo ? aucun. » ; «c’est de la triche». Je me rends compte alors que j’écris ces lignes à quel point ces opinions sont teintées d’ingénuité. Tricher ? Par rapport à quoi ? Le navettage quotidien n’est pas une course. Et à moins que vous ne soyez un pro, faire du vélo n’est pas faire la course ! Pédaler avec assistance n’est pas une tricherie. C’est plutôt brillant en fait.

 

 

Lire aussi le témoignage de Guenièvre : « »Pépère » ? Non, si je n’étais pas en vélo [électrique], je serais en voiture»

 

 

Vous voyez où je veux en venir. Je suis désormais la fière propriétaire d’un vélo électrique et j’adore ça. J’ai fait beaucoup de recherches et d’essais avant de trouver le meilleur VAE pour mes besoins. Il est polyvalent. Il est compact et puissant, capable de beaucoup. J’ai voulu quelque chose qui puisse porter mes valises. J’ai souhaité un petit coup de pouce pour «remorquer» Elaeann notre mascotte canine de 90 livres…

Découvrez le choix d’Allison

J’ai fait la grande première la semaine dernière et laissez-moi vous dire que ça change le cours de l’existence !

 

J’ai fait la grande première la semaine dernière et laissez-moi vous dire que ça change le cours de l’existence ! C’est un plaisir et cette satanée côte dans le dernier kilomètre avant d’arriver à la maison ? Sans suer… Ok, un petit peu, mais plutôt une sueur bénie, emplie de fierté !

 

 

Pour conclure, je me suis rendue compte que mon orgueil n’avait pas lieu d’être : se déplacer au quotidien à vélo ne doit pas être un sport. Je ne suis pas moins cycliste à cause de mon assistance électrique. J’ai remis en cause mes préjugés et aujourd’hui, je remets en cause mes excuses !

Les vélos électriques changent les règles du jeu et je suis impatiente de voir de plus en plus de gens remettre en cause leurs mauvaises excuses.

 

 

Lire d’autres témoignages :

 

«Chronique d’un essai de vélo électrique»

«0-32 km/h en un coup de pédale»

Découvrir notre offre de vélos électriques

 

Tern GSD - velo électrique

 

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Acknowledging My (E)Bias about E-Bikes

 

I want to publicly acknowledge my former bias about e-bikes. I am a recovering judger, a non-believer, and I even questioned the legitimacy of e-bikes amongst ‘real’ bikes. There, I’ve said it and I’m sorry.

I love bicycles. I love looking at bicycles, owning bicycles, working on bicycles, drawing bicycles – you get the picture. And, I’ve ridden bicycles for as long as I remember. As a kid, my motives were driven by freedom and fun. As an adult, I ride for recreation, peace of mind, environmental reasons and it allows me to multitask – I get a work out in while commuting to and from work. Oh, the pride of showing up at work with that sweaty glow and firmer quads!

 

But, do I bike commute everyday or as often as I could? No. Some mornings I’m lazy. Some days I have more baggage (literally). Some days I have errands after work. And, some days I’m tired at five o’clock and I don’t want to work out for an hour. This adds up to a whole lot of convenient excuses and sadly, convenience often wins.

 

Our goal at SVBC is to get more butts out of cars and onto bikes. I firmly believe in our mission and work hard everyday to encourage more people to use healthy transportation. Imagine the internal friction I have when I drive to work! Committing to ditch the car and use the bicycle more often is a challenge I can relate to. Some days I just don’t have the energy to commit to a 25 mile bike commute – am I right?!

I first rode an e-bike in Seattle when I hopped on a bike share pedal assist. Not knowing what to expect, I pushed on the crank and felt that initial little boost. I gotta admit, the boost made me a bit giddy, it was a zippy ride and a fun way to explore a city. My next trips took me to Denver and New York where I found myself actually looking for a pedal assist amongst their shared fleets. Cruising almost effortlessly up and over the Brooklyn Bridge was gleeful. I’ll consider this my tipping point.

 

Despite already owning several beloved bikes, I began considering adding an e-bike to my own fleet. But, here’s what I was up against – my own naive opinions about e-bikes which looked like this: ‘bikes are for riding – by human generated power’. ‘what’s the point of an e-bike, it’s not really biking’. ‘it’s kind of cheating, isn’t it?’ I cringe as I write this because my thoughts look super ignorant in writing. Hahaha – cheating what?! Commuting isn’t a race. And, unless you’re racing, riding a bike isn’t a race. Riding an e-bike is not cheating. It’s quite brilliant, actually.

 

You know where this is going. I am now the proud owner of an e-bike and I love it. I did a lot of research and test riding before I committed to the purchase and I now own the best e-bike for my needs and wants. It’s versatile. It’s compact. It’s tidy but mighty. I sought something that would allow me to haul my baggage. I wanted a little assistance while towing our 90 pound office dog, Eleanor, to work in her trailer. I had my inaugural commute last week and let me tell you, this is a game changer. It’s a pleasure to ride. And that bloody hill in the last mile just before arriving home? No sweat. Ok, there is sweat, but it’s a blissful sweat.

 

Check Allison’s choice here

In summary, I realized it was my ego getting in the way – bike commuting does not have to be an endurance sport. I am no less a bicyclist because of my e-boost. I challenged my bias and now I will challenge my excuses. E-bikes are a game changer and I look forward to seeing more and more people embrace the opportunity to challenge their own excuses.

Le mot du jour : cambouis

Le mot du jour vous mène dans un monde de gras. Non, ça ne sentira pas le graillon ni les oreilles de crisse. On ne parlera pas non plus de masse graisseuse et d’indice de gras ! Non, aujourd’hui parlons du cambouis !

 

Définitions et usages

 

Cambouis : nom masculin. Invariablement, cambouis s’écrit avec un «s» terminal. Il s’agit de «graisse ou d’huile noircie après un usage prolongé dans les rouages d’une machine ou d’un véhicule» (Petit Robert, 1993). L’étymologie de ce substantif est inconnue.

Prononcez bien cambouis [ka~bwi] et non cambuis [ka~bui].

Qui a «les mains dans le cambouis» est au cœur des opérations, travaille avec ostentation : son labeur quelque part ne peut passer inaperçu puisque le cambouis, comme chacun le sait tache irrémédiablement. L’expression consacre le travail des manœuvriers, des mécaniciens, qui surveillent, entretiennent et permettent le bon fonctionnement des machines. Au cœur de la Révolution Industrielle, «ça sent le cambouis» et ça se voit. «Il y avait […] des allées et venus d’hommes en sueur, au visage maculé de cambouis et de graisse» (Aragon, Les Beaux quartiers, 1936, p.167, cité par CNRTL, «cambouis»).

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Un bel exemple de cambouis ! La chaine et les galets de ce dérailleur sont couverts d’une couche de saleté luisante… le cambouis !

 

Est-un mal ? Est-ce un bien ?

 

Si l’expression consacre plutôt une œuvre positive, la connotation générale du cambouis appartient en revanche à la saleté, à la graisse noire oxydée par le frottement. Dans le monde du vélo également, le cambouis s’accueille de différentes façons.

Bien sûr, de la graisse ce n’est jamais mauvais : au contraire, pour assurer le bon fonctionnement des roulements dans les moyeux de vos roues, ou encore du pédalier, il est nécessaire de les graisser abondamment. Lorsque Julien ou Marc-André vous parlent de moyeux «secs», ils vous décrivent une situation quelque peu dramatique ! En effet, là où il y a frottements (ou roulements), la sécheresse n’est pas de mise, car elle autorise les pièces à se gruger entre elles, elle les expose aux affres de la rouille. En parlant de rouille, notre mise au point de préparation à l’hiver s’appelle bien Vitamine Graisse : vis, œillets, axes de pédales et tiges de selles doivent être graissés, afin de les empêcher de se sceller aux autres parties du cadre. Là encore, si Julien ou Laurent emploient le mot «figé», ça sentira encore plus mauvais que le cambouis !

 

Qu’on se le dise, un vélo bien protégé et bien entretenu se doit de porter son lot de cambouis !

 

Cependant, le cambouis, c’est sale. On pense immédiatement à des agrégats de poussières, de morceaux de métaux, à de l’usure, du malfonctionnement. Bref, c’est plutôt de la cochonnerie ! Sur la chaine, la cassette, vos plateaux, sur les axes des pédales, ça peut vite tourner à la «chienlit» et là, les conséquences sont plus hasardeuses. Parfois, rien ne se passe. Vos galets de dérailleurs, bien que complètement remplis de ces couches de saletés et de graisses continuent à rouler. Parfois, ces accumulations grugent les matériaux et causent leur usure prématurée. sans parler de mauvais fonctionnements. Alors quoi en penser ?

Votre chaine est noire ? oui, mais le noir ne vaut-il pas mieux que le rouge de la rouille? Faut-il de la graisse ? Faut-il de l’huile ?

Tout mécanicien de vélo vous le dira : l’huile, c’est propre et ça goûte bon. Ça sent le citron ou la bougie, ça suinte le bon entretien. C’est léger, aérien, ça porte. L’huile évite les piaillements de transmission. Il faut donc nettoyer le cambouis qui s’accumule entre les maillons de la chaine, sur les pignons et le plateau, autour des galets de dérailleurs. Nettoyer et assécher, afin de mieux lubrifier !

Mais la graisse, c’est aussi important et pas si désagréable que ça. Quelle joie pour l’apprenti mécano que d’ôter un jeu de pédalier, de le nettoyer, d’en graisser amoureusement les filets ! Que d’émotion lorsque l’on roule sur une paire de roues fraichement «graissée» !

 

La graisse oui, le cambouis non !

 

Puisqu’il faut conclure, soyez certains que chez Dumoulin, nous chérissons les graisses et les huiles, car elles sont essentielles. Nous vous recommandons de nettoyer et de ne pas frire vos roulements et transmissions. Aimez-vous les frites cuites dans de l’huile usée ? Vos pièces et vos cadres vous remercieront de leur masser les parties, et quelques bains et décoctions bien grasses ne pourront que les emplir de santé !

 

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> Bien vivre son hiver à vélo

> Un peu d’amour : entretien de son vélo en hiver

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Nettoyage de transmission complet = 30$

Mise au point comprenant le nettoyage de transmission, l’ajustement des vitesses et des freins, le rééquilibrage des rouges = 80$

Appelez-nous pour plus d’informations !

Le mot du jour : Verkehrsteilnehmern

Pierre-Marie LegrainChronique de Pierre-Marie, co-propriétaire de Dumoulin Bicyclettes

Vélo ! Un mot sur-utilisé chez moi. Passionnément, je vis grâce, par, et pour le vélo. Histoires, déambulations et observations.

 

 

 

 

En naviguant à droite à gauche sur la toile à la recherche de nouveaux produits, des informations, etc, je suis tombé ce matin sur ce mot allemand : Verkehrsteilnehmern.

 

«Verkehrsteilnehmern» : à vos souhaits

 

Malgré des longues années d’étude de l’allemand à l’école, je ne peux malheureusement pas jouir du plaisir de parler la langue de Göthe. Cependant, j’ai pu apercevoir et comprendre un peu les façons dont les Allemands construisent leurs mots. Cette étymologie est extrêmement intéressante puisqu’elle met à jour, sous nos yeux, la manière dont ce peuple pense le concept exprimé. Explications.

L’Allemand se construit en associant des mots. C’est pourquoi nous autres francophones sommes hantés par des mots incroyablement longs comme Konsumgesellschaft («société de consommation»), Umweltschutz («protection de l’environnement») ou encore Nabendynamo («moyeu à dynamo»).

Ainsi, en collant des mots différents, les allemands réussissent à créer des nouveaux mots pour des nouvelles acceptions, des nouveaux phénomènes, etc…

 

Étymologie de comptoir

 

Par exemple, d’après vous, comment les Allemands ont-ils appréhendé le concept de syndicat ? Ce pays a eu une relation très importante et toute historique avec le syndicalisme. Gewerkschaft. Voici comment on dit «syndicat» en allemand. Werk, c’est l’usine. Schaft, c’est l’arbre. L’arbre dans l’usine. Les ramifications touchant l’ensemble de l’entreprise. Les racines abreuvant les rouages. Poétique et politique. Je ne suis pas certain à 100% de l’étymologie, mais ces deux signifiants sont bien associés pour former une idée, un signifié.

Un autre exemple, notre fameux Verkehrsteilnehmern. C’est là que vous allez comprendre pourquoi je vous parle de tout ceci. On sait que les Allemands sont des cyclistes du quotidien, du voyage, du sport.  On connait leurs infrastructures exceptionnelles. On connait leur goût pour la technologie, pour la durabilité, etc. Et si, tout cela se reflétait simplement dans la manière qu’ont les Allemands de concevoir la société, les déplacements, etc ?

Teilnehmern, ce sont les participants.

Verkehr, c’est le trafic.

Les Allemands ne sont pas des usagers de la route (qui est la traduction littérale et correcte de Verkehrsteilnehmern). Les Allemands qui se déplacent sont des PARTICIPANTS AU TRAFIC.

Nous ne sommes pas dans le trafic. Nous sommes le trafic.

#verkehrsteilnehmern

 

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Sinon, j’ai trouvé ce que je cherchais. Dynamo, Nabendynamo, Lichtstärke et lumières. Sehen und Gesehen werden. See and Be Seen. Voir et se faire voir.

 

Bientôt chez Dumoulin Bicyclettes.

 

 

  • Comme précisé dans le texte ci-dessus, je ne suis malheureusement pas capable de parler couramment l’Allemand. Je ne me souviens que de notions et de quelques mots qui ont hanté ma scolarité (Die Plastiktüte par exemple)(certains comprendront). Je ne prétends donc pas être un expert linguiste de l’Allemand et je ne m’appuie que sur l’approximation de Google Translate car je n’ai pas avec moi mon dictionnaire d’Allemand. Cependant, cependant, cette poésie-là me touche particulièrement…Je ne peux m’empêcher de la partager!

Mapp_MTL, exploration de la ville

Vous le savez, chez Dumoulin Bicyclettes, on aime la ville et ce qui se rapporte à sa culture, sa vie, son quotidien. Nous sommes explorateurs et à notre mesure, nous encourageons chacun de nos clients à se connecter avec la société humaine citadine.

MAPP_MTL from MAPP_MTL on Vimeo.

 

> Contribuez à ce projet en finançant à votre mesure Mapp_MTL ! 

Se connecter ? Pour voir et entrevoir, apercevoir et entendre. Écouter et ressentir. Il n’y a pas qu’Internet ou les cellulaires qui peuvent relier les gens. Intrinsèquement, lorsque nous vivons en ville, nous nous côtoyons. Nous sommes société.

Lorsque des projets nous proposent de garder l’humanité au centre de ces amalgames de vies, nous nous emballons. Lorsque Mapp nous a demandé de collaborer à ce projet, nous avons tout de suite embarqué. Non seulement on montre à tous que l’on peut créer autour de ce support incroyable qu’est le vélo cargo, mais surtout le médium «mapping» nous donne à voir la ville sous d’autres lumières.

Mapp_MTL
Jean-Sébastien Baillat

 

Montréal a une identité «techno» qui lui est propre. Les artistes du monde entier viennent collaborer ici ! La programmation de cet événement ne manquera pas de souligner cela et de vous faire découvrir des nouvelles disciplines, emballantes et enrichissantes. Ne manquez pas la promenade «cyclomapping» avec VJ Suave, c’est le 8 octobre de 18h30 à 20h. L’équipe de Mapp_MTL vous invite tous !

> Programmation et détails ici 

Processed with VSCO with c1 preset
Mapp_MTL (VSCO-C1Preset)

Dumoulin et les vélos électriques

POURQUOI TROUVEREZ-VOUS DES VÉLOS ÉLECTRIQUES CHEZ DUMOULIN BICYCLETTES ? QUELS ENGAGEMENTS Y TROUVEREZ-VOUS ? QUELS MODÈLES ?

 

L’équipe de Dumoulin Bicyclettes s’engage à chaque instant pour convaincre ses concitoyens de rouler à vélo. Nous avons depuis des années proposé des alternatives pour sortir du «tout-à-l’auto». Les vélos de ville pour se déplacer à l’européenne, en confort et avec une certaine élégance. Les vélos pliables qui proposent une multi-modalité et une simplicité pratique sans précédent pour les citadins. Les vélos cargo, qui permettent aux familles de continuer à se mouvoir écologiquement pour l’épicerie, la garderie, les pique-niques, etc. Nos valeurs sont celles d’une société pensant localement, se déplaçant humainement et écologiquement et qui s’éloigne du modèle auto-boulot-pollution-frustration.

Aujourd’hui, une autre alternative se présente pour aider un maximum de personnes à oublier le trafic et à adhérer au mode de vie plus simple et plus efficace proposé par le cyclisme urbain. Cette alternative annonce un temps où la distance s’étiole, où l’instant se dilate afin de jouir d’un déplacement sans sentiment d’urgence, sans un effort intense, sans frustration.

Electra Townie Go ! X Bosch
Electra Townie Go ! Propulsé par le moteur Bosch. Une beauté et un velours, même sur nos routes défoncées.

LE VELO A ASSISTANCE ÉLECTRIQUE : UNE AUTRE CORDE À VOTRE ARC

 

Le nombre d’automobiles ne cesse de croître sur l’île de Montréal et au Québec. Loin de diminuer, la part des déplacements effectués en voiture n’a jamais été aussi forte. Pourtant, si vous êtes nombreux à préférer chaque jour le vélo, beaucoup ne se sentent pas assez forts physiquement et mentalement. La distance est trop importante. Il y a des côtes sur le trajet qui paraissent insurmontables. Le vent donne l’impression d’avancer à contre-courant. La route n’est pas sûre.

Le vélo électrique répond à toutes ces objections.

Premièrement, la distance

 

La distance s’étiole grâce à la vitesse. Votre déplacement change de dimension : même temps, chaque matin pour se rendre du point A au point B. Peu importe les conditions. Par exemple, imaginez que vous demeurez sur la Rive Sud à Saint-Lambert et que vous travaillez au centre ville. La distance paraît bien insurmontable en vélo, mais imaginez qu’un moteur vous accompagne tout au long de ce trajet ? Imaginez que vous restez à 32 km/h pendant toute la durée de votre parcours. En combien de temps croyez-vous pouvoir couvrir cette distance ? La réponse est : moins de quarante-cinq minutes. Imaginez la qualité de votre sommeil et de vos réveils lorsque vous n’aurez plus à suivre la voix stressante d’Yves Desautels chaque matin ? «On a… on a… des conditions fluides et dégagées, avec un ciel au dessus de la tête». Ah ! Formidable, non ?

Deuxièmement, les côtes et le vent

 

La montée du pont Jacques Cartier devient une formalité. Le vent de face se transforme en un sirocco bien plaisant ou un ventilateur naturel par temps chaud. Vous observez les manèges au passage devant la Ronde, vous arrivez à l’heure, déstressé. Vous avez pu dormir un peu plus longtemps parce que vous n’avez pas eu à anticiper votre départ pour éviter le trafic. Vous n’avez pas attendu pare-choc à pare-choc sur ce fameux pont. Vous avez oxygéné votre cerveau pour ce début de journée. Vous n’arrivez même pas trempé de sueur, puisque votre moteur vous a aidé à bien gérer cela aussi.

Troisièmement, la sécurité routière

 

Nous sommes situés dans une ville prodigieusement bien dotée en termes de pistes cyclables. Beaucoup de nord-américains nous envient notre réseau. Bien entendu, c’est loin d’être parfait, cependant, le nombre de cyclistes augmente chaque année et créé de ce fait un effet de masse. Les automobilistes sont pour la plupart courtois, les infrastructures sécurisent les cyclistes. Avec votre vélo assisté, vous aurez également un autre avantage : la vitesse que vous réussirez à maintenir vous gardera dans le flux du trafic. À vitesse égale, les automobilistes sont bien moins virulents et considèrent le cycliste comme un simple «usager» de la route  et non plus comme un obstacle. De plus, lorsque vous aurez à repartir après une lumière, prenez le large facilement en les coiffant au démarrage !

Pour terminer sur ce point, c’est peut-être difficile à croire, mais les risques d’accident en vélo sont bien moins élevés en vélo qu’en voiture.

Contrairement à ce que vous laissent supposer les publicités de char pendant les pauses de matchs de hockey, la liberté, la sécurité et la fiabilité, c’est en vélo que ça se passe !

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Raleigh Misceo IE. Loin d’une enclume. Alfine Di2, Shimano Steps, autonomie : 80-100 km !

 

DES VÉLOS. AVEC UNE ASSISTANCE.

 

Certains diront que l’électrique, ce n’est pas du vélo. Chez Dumoulin, nous rétorquons que l’assistance électrique permet au contraire de baisser une nouvelle fois les limites rencontrées. Ces moteurs offrent une assistance. Pas un accélérateur. Vous pédalez, ils vous aident. Vous pédalez, ils vous maintiennent à bonne allure. Vous pédalez, vous faites l’effort, les moteurs embarquent pour vous faciliter le travail, pas pour le faire entièrement à votre place.

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Ensemble de conversion BionX. Choisissez votre vélo, transformez-le en vélo électrique !

DES MARQUES REPÈRES : essayez-les !

 

Raleigh, Trek, Electra, Shimano, Bosch, BionX : vous connaissez ces marques, elles sont des références sur le marché. Les produits qu’elles nous proposent nous permettent de garantir une qualité, un service à la clientèle et une fiabilité en rapport avec nos attentes et vos attentes.

Moteurs placés au cadre, sur la transmission, moteurs dans la roue arrière ? Autonomie, puissance, cycle de vie de la batterie, nous avons toutes les réponses à vos questions. Appelez-nous, contactez-nous, et venez essayer nos vélos. On vous garantit que vous serez positivement surpris.

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Raleigh Misceo Sport. Garde-boue, porte-bagage, lumières. Une arme de déplacements urbains !

NOTRE ENGAGEMENT

 

Vous trouverez chez Dumoulin Bicyclettes des produits qui seront adaptés à vos besoins, et dont nous sommes fiers. Nous avons déjà vendu des vélos électriques, et nous avions déjà expérimenté les difficultés que cela peut représenter. Nous avons travaillé depuis trois ans pour rechercher les meilleurs produits, la meilleure offre et surtout le meilleur engagement de nos fournisseurs. Qu’est-ce que cela implique pour vous ?

La garantie d’un service à la hauteur et d’un suivi tout au long de votre utilisation. Nous vous accompagnons pendant les deux premières années de votre achat : ajustements des vitesses, des freins, diagnostiques sur la batterie et le moteur, tout cela fait partie de notre promesse de suivi. Pendant 2 ans ! Bien sûr, cela n’implique pas les pièces, mais toute la main d’oeuvre pour cela est à notre charge. Voici une promesse qui pose notre engagement. Croyez-nous, ce n’est pas une petite affaire !

Nous n’avons jamais eu autant de propositions pour lutter contre la congestion urbaine. Nous n’avons jamais eu autant de réponses à apporter à toutes les situations. Nous poursuivons à croire que nos engagements et nos valeurs aident notre communauté, et nous continuons à agir avec passion au quotidien dans ce but.

Le vélo changera le monde. Changeons-le ensemble !

Nos vélos passent 100% des tests anti-pollution

Pierre-Marie LegrainChronique de Pierre-Marie, co-propriétaire de Dumoulin Bicyclettes

J’habite au-dessus d’une piste cyclable. Lorsque j’ai emménagé, j’étais loin de m’imaginer à quel point ce serait inspirant et comment cela me renseignerait sur nos comportements de cyclistes. Histoires, déambulations et observations.

  • Sérieusement, vous n’en avez pas marre que les grandes compagnies d’automobiles nous flouent avec leurs tests d’émissions de gaz truqués ?
    Vous ne pensez pas qu’ils nous abusent avec un «greenwashing» de façade…

    Constatez Mitsubishi, Volkswagen, Renault, etc, trichant sciemment.
    Sérieusement ? On en est encore là ? On pense encore comme cela ? On croit vraiment que conduire une auto peut «ne pas faire tant de mal» ?
    Attendons de voir une enquête sur les fameux «crash tests». Ou plutôt, non, inutile. Ma conviction est faite.

    Je conduis. Parfois. Et je sais pertinemment que c’est un luxe et un acte de confort polluant majeur. Je ne me fais pas d’illusion. Mais je ne me bats pas non plus jusqu’au sang pour expier mon pêché. Je vis avec. Je compense.

    Aujourd’hui, c’est le Jour de la Terre : une autre journée «célébration» pour marquer l’existence d’un de nos pêchés de société. Peut-être que nous avons ici une réminiscence de notre culture chrétienne : la journée des saints a été remplacé par la journée de la cause.

    Sauf qu’en l’occurrence, la Terre ne nous offrira pas de rédemption. Il semblerait que nous nous dirigions vers un point de non-retour, parce que pas assez n’est fait. Les gestes politiques posés n’ont pas de sens collectifs. Trop peu. Trop rares. Ils ne semblent pas aller vers l’action mais plutôt vers l’illusionnisme. Par exemple, les pistes cyclables… Nous en sommes richement dotés. «Nous» ? Qui ? Le Plateau, Rosemont, le centre-ville, Villeray. Ok. Saint Laurent? Saint Michel ? Tetrautville ? Montréal Nord ? Liaisons entre tous les quartiers ? Les viaducs ? La ligne de chemin de fer ? Les autoroutes urbaines ? Kirkland ? Parc-Extension ? Autour de l’Acadie, de Décarie ? Des populations entières sont laissées dépourvues d’infrastructures. On ne s’étonnera pas de ne pas voir trop de vélos dans ces «No bike’s land». Et je ne parle même pas ici de la sensation étrange que chacun éprouverait à être piéton dans certains coins de Montréal…

    Alors quoi ?

    Je discutais hier soir avec un coéquipier qui me disait qu’il fallait pousser le système jusqu’à sa limite, l’encourager à se goinfrer, à se rendre malade, pour qu’il explose. Un peu comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

    Je lui rétorquais que je pensais avoir des prises sur mes actes, et conséquemment sur la société. Pas par pensée magique en me disant que si je n’utilise pas de sacs plastiques le monde sera meilleur, mais bien parce que c’est le tout premier acte qui commence quelque chose. C’est certain que de me rendre chaque matin au travail en vélo ne change pas le monde. Les Trump de cet univers sont forts. Et ce ne sont pas les pires… les illusionnistes nous faisant croire qu’ils souhaitent agir ne sont-ils pas plus coupables ? Cependant, c’est le premier pas. Et si je ne le fais pas, à quoi sers-je ? Quel serait l’état de ma conscience ? Ce serait un aveuglément mortifère. Je refuse de me laisser aller. De me soumettre à une sorte de fatalité déshumanisante.

    Je pédale. J’essaie de convaincre un maximum de monde de marcher, de pédaler, de trottiner, de patiner. C’est écologique, économique, excellent pour la santé physique et psychique. C’est une routine magique et poétique, un acte de libération et d’émancipation, une manière de conserver un esprit critique et ouvert. Une résistance. Une action, une manifestation de mon pouvoir de citoyen.

    Tous les jours, nous tentons de vous convaincre que le vélo est la meilleure solution pour vos déplacements. Toute l’équipe vous vend des vélos plaisants, en répondant à vos attentes au mieux de nos connaissances et de nos capacités.

    Des vélos pliables, solutions admirables pour les transports multi-modes. Des vélos de ville, que tous ceux qui allient efficacité et confort adorent. Des vélos cargo, afin que toutes les familles puissent continuer à maximiser le nombre de déplacements écologiques ou que des entreprises développent un nouveau type de compagnies plus en rapport avec nos défis collectifs. Des vélos de route, d’aventure et de voyage, qui étalent devant les yeux des poètes (les humains) des horizons inégalables. Des vélos électriques, pour que tous ceux qui ont des distances plus longues à couvrir puissent le faire avec fiabilité et confiance, sans avoir une implication physique au-dessus de leur force.

    Nous mettons notre passion au service de valeurs, de convictions et de vos défis. Grâce à vous, les motifs d’espoirs persistent et signent. Merci et à bientôt sur la route ou en magasin !

    Pour une bonne préparation mécanique de votre vélo

    Marc-André_DumontMarc-André est le chef d’atelier de Dumoulin Bicyclettes. Il nous parle ici du quotidien au coeur de l’atelier. Ce que vous ne voyez pas est ici. Voici comment opèrent nos mécaniciens et ce qu’ils ont à vous dire sur l’entretien mécanique de vos vélos.

     

     

     

     

    Pour tous ceux qui ont roulé cet hiver

     

    Il est temps de penser à changer les pneumatiques. Nous vous conseillons de préserver vos pneus à clous et crampons : n’attendez pas trop longtemps avant de faire la substitution. Par ailleurs, ne remisez pas votre vélo hivernal sans lui donner un peu d’amour. Le temps fait son oeuvre et le calcium, la neige et autres petites joyeusetés accumulées pendant la saison blanche feront tout ce qu’elles pourront pour gruger votre mécanique. Penser à nous apporter votre vélo pour lui donner un bon soin exfoliant, rajeunissant, revigorant !

    Premier piège à éviter : les crevaisons

     

    Après la fonte des glaces, les rues sont couvertes de déchets, de cailloux, de petits éléments qui peuvent «facilement» crever vos pneus. Comment éviter cela ?

    1. Vérifiez l’état de vos pneus. Les flancs sont-ils craquelés ? La bande de roulement est-elle limée à la corde ? Des morceaux de caoutchouc se détachent du reste ? On vous conseille de changer de pneu ! À l’atelier, on aime particulièrement les Continental Touring Plus et les Schwalbe Marathon. Voir ici toute notre gamme de pneus.
    2. Vos pneus sont encore en bonne condition, il est temps d’en vérifier la pression. Sur les flancs du pneu, vous trouverez une fourchette de pressions suggérées. Gonflez-les au plus proche de la limite, c’est ce qui sera efficace pour que les débris ne pénètrent pas jusqu’à la chambre à air. Un grand nombre des crevaisons que l’on a à traiter sont encore dues à une insuffisance de pression. Les pneus ne sont pas assez gonflés, vous roulez alors sur des routes qui peuvent avoir des… «aspérités». Lorsque vous passez sur un trou, la jante et le pneu compriment la chambre à air : «pinch», «morsure de serpent» voici ce qui est à l’origine de bon nombre de vos crevaisons. La pompe à pied est l’ennemi des morsures de serpents. N’hésitez pas !
      Crevaison
      Exemple de crevaison due à une pression insuffisante («snake bite» ou morsure de serpent).                                                                   crédit photo. bicycles.stackexchange.com

       

    Lubrifiez vos transmissions !

     

    Appliquez une huile sèche ou visqueuse selon vos besoins et évitez les gazouillis émanant de vos chaines. #lubrifiantsici

    Huile_velo_finishLine
    Exemple d’une huile qui a fait ses preuves.

    Merci de votre patience !

     

    Nous faisons notre maximum afin de réduire l’attente. En ce début de printemps, on a tous des fourmis dans les jambes : prenez un rendez-vous pour l’entretien de votre vélo. Il est important d’avoir des freins fonctionnels et des vitesses bien ajustées.

    Nous effectuons chaque jour des dizaines d’interventions sur vos vélos. Avec passion et attention. La qualité des réparations est notre fierté, nous devons prendre le temps de bien faire. C’est pourquoi nous prenons des rendez-vous.

    Vous pouvez nous appeler pour toutes vos questions et prendre un rendez-vous ou également passer en magasin. On ne peut pas garder votre vélo mais on peut vous donner l’heure juste quant aux petits besoins mécaniques de votre véhicule. Cet examen est gratuit et vous permet de savoir en toute transparence ce que nous pouvons faire pour vous.

    Voyez ici notre gamme de services et les tarifs. 

    Nous vous remercions pour vos sourires et votre patience. Au plaisir de vous voir sur la route ou en magasin.

    Humaniser ses déplacements urbains.

    Pierre-Marie LegrainChronique de Pierre-Marie, co-propriétaire de Dumoulin Bicyclettes

    J’habite au-dessus d’une piste cyclable. Lorsque j’ai emménagé, j’étais loin de m’imaginer à quel point ce serait inspirant et comment cela me renseignerait sur nos comportements de cyclistes. Histoires, déambulations et observations.

     

    Ce matin, je suis décontracté et à l’heure. Mon fils est gardé par une pro, je viens de le laisser et il était de bonne humeur. Il nous a gratifié d’une belle nuit de sommeil de 7 heures. Ça se prend. J’enfourche mon vélo, il fait assez chaud pour un 5 février. Je sors doucement de ma torpeur domestique, du cocon familial, et je respire l’air du matin.

    La circulation est fluide, les gens sont assez relaxes. Je pédale donc je souris.

    J’arrive à l’intersection St-Zotique/St-Denis, barrée pour travaux. Quelque chose en rapport aux canalisations. Un classique. Une voiture et sa conductrice me donnent alors un beau spectacle. Cette personne me dépasse vivement, en me laissant un bel espace, mais en se précipitant pour se placer à la lumière. Ah ! Non, c’est bouché. Qu’à cela ne tienne, elle décide de couper à travers une station service sur sa droite pour éviter le feu… mais se retrouve finalement à devoir patienter derrière un flot continu d’autos… Elle attend.

    «[…] tel est pris qui croyait prendre».

    Pendant donc que je riais volontiers de cette situation, je suis interpellé par une préposée à la circulation, que je nomme affectueusement en mon for intérieur «madame circulation en temps de chantier».
    «Vous voulez traverser et aller par là ?»
    «Hé bien oui ! Est-ce possible ?» «Ce ne sera pas long».

    La lumière passe au vert, elle abaisse son drapeau, «allez-y Monsieur», je m’élance, une voiture derrière moi veut en faire de même… tttt… Mon amie de la voirie l’arrête avec autorité. «Bonne journée Madame». Sourires échangés, politesses parlées. Je passe à travers les travaux.

    Cette personne se rend-elle compte à quel point elle humanise ma vie en ces instants ? Cette personne se rend-elle compte qu’elle ne pourra jamais avoir cette interaction avec une auto ? Certainement lui fera-t-on signe. Les automobilistes ne sont pas des monstres, mais personne ne lui parlera à la fois autant et si peu. Le peu qui change toute une journée.

    —-

    Je continue mon chemin : un homme marche sur le trottoir et s’apprête à traverser sur un passage piéton, peint de jaune… Il s’arrête et veut me laisser passer. Je lui fais signe que non, qu’il peut y aller. Il s’entête. «Non non, monsieur, je vous en prie, vous êtes sur un passage piéton et sur un jaune en plus…» «Ah, mais je sais ce que c’est d’être en vélo». «Je vous remercie, mais regardez, la lumière est rouge 20 mètres plus loin… Je vous en prie passez.». Il part à rire franchement, et je souris de plus belle. Heureux de redémarrer. Heureux d’arriver à mon feu rouge sans m’arrêter finalement, car à peine deux secondes après, il repasse au vert.

    Des petits riens. Des «peu de chose». Des interactions et des politesses. Des sourires échangés, mais ces riens-là humanisent et donnent confiance dans l’autre. L’essence même de la civilité.

    Voilà pourquoi les cyclistes sont plus heureux.

    Bravo à tous les cyclistes 4 saisons !

    Pierre-Marie Legrain

    Chronique de Pierre-Marie, co-propriétaire de Dumoulin Bicyclettes

    Je ne vous l’ai pas encore dit, mais j’habite au-dessus d’une piste cyclable. Lorsque j’ai emménagé, j’étais loin de m’imaginer à quel point ce serait inspirant et comment cela me renseignerait sur nos comportements de cyclistes. Histoires et observations.

     

     

    Bravo à tous les cyclistes 4 saisons !

    Ce dont je me rends compte depuis le bord de ma fenêtre, c’est que nous sommes de plus en plus nombreux à rouler durant la saison blanche. Certes cette année, l’hiver n’a de blanc que sa réputation, cependant il faut tout de même compter avec une météo pas si agréable et des conditions aléatoires.

    On se dit souvent que l’on est pas si fous, pas si courageux et que non, nous n’avons pas besoin des superlatifs d’admiration : ce que nous faisons, c’est de nous déplacer au quotidien, au moyen du vélo, ce qui satisfait nos valeurs, nos mollets, notre système cardio-pulmonaire, notre hypothalamus et les différents cortex. Ça nous rend heureux. Bref, quoi de plus normal ?

    Ça nous rend fier aussi, devant des gens qui semblent engoncés dans leurs peurs et/ou sclérosés dans leurs principes rétrogrades. Oui, on se sent intelligents et notre orgueil est gonflé lorsqu’on lâche dans un diner de famille : «Je continue à rouler. Vous savez, ce n’est pas si dur, et puis, je suis bien équipé».

    Ça plombe quand même l’ambiance, ça part une énième chicane sur la place que les cyclistes prennent sur la route et arrive l’ensemble des arguments fallacieux et redondants du type : «oh, mais de toute manière vous prenez toute la place et vous n’avancez pas.», «Vous ne respectez pas le code de la route», «C’est dangereux, jamais de la vie je ne prendrai mon vélo à Montréal, et encore moins en hiver», «Il fait trop froid. C’est pas la saison pour le vélo. Et puis, j’ai peur de vous écraser».

    Et vous savez quoi ? Je vais dire la même phrase que ma chère belle-maman à la fin de ces conversations : «En tout cas, moi, je vous admire.»

    Oui, parce qu’il faut se le dire aussi, ça fait du bien de se sentir admiré. Il n’y a pas beaucoup de journalistes qui laissent place dans les sempiternels débats (foireux et assez populistes) «pour ou contre le vélo d’hiver» à de l’admiration sincère et bien méritée.

    Je vous admire, chers cyclistes 4 saisons, de braver le froid et de montrer que l’humain reste encore en ville. De ne pas avoir peur de confronter les habitacles sur 4 roues, vitres teintées et klaxons agressifs. Je vous admire d’endurer les regards suspicieux, les engueulades désagréables, ou les volontés d’intimidation. Allez, on s’auto-congratule sur notre capacité à passer l’hiver, à ne pas réagir en pollueur, à oeuvrer pour nos enfants, ceux des autres et pour nous-mêmes, à croire coûte que coûte que chaque petite fumée de vapeur que l’on recrache change le monde. Oui, nous, on passe 100% des tests anti-pollution. Sans tricher.

    En cette belle journée blanche, et pour préparer avec entrain l’événement «À vélo sous zéro», je vous tire mon chapeau et vous dis merci. Je ne suis pas seul. Vous ne l’êtes pas.

    Éloge de la nuit cycliste

    Le vélo, la nuit, c’est probablement le moment où l’on ressent le plus ce fameux sentiment de liberté qu’il nous procure. C’est le transport d’un point A (bar, souper de fête, partie de cartes, match de hockey…) à un point B (son lit ou celui de quelqu’un d’autre) poussé au maximum de l’efficacité.

    Rapide, disponible à toute heure, sans attente, pas cher.

    Les contempteurs me rétorqueront qu’il fait souvent froid, que la fatigue gagne, sans oublier les risques plus élevés. Pour peu que l’on soit suffisamment équipé, d’éclairages convaincants, de détails réfléchissants la lumière, d’un bon coupe-vent, d’un casque et de bonne volonté, je rétorquerais qu’il n’y a là moins de danger qu’au volant d’une tonne de tôle et d’imbécile crédulité en sa Majesté automobile (je recommande de rouler le plus sobre possible, c’est toujours plus sage… en vélo comme en auto, les pieds sont souvent les meilleurs alliés de l’éméché).

    Je sais que les plus belles nuits sont derrière nous pour ce qui est de la température, permettez-moi néanmoins de vous suggérer une ode à la balade vélocipédique nocturne. Des bons phares, une écharpe, de quoi vous protéger du vent, et… contemplez !

    Laissez-vous glisser le long des quais du Vieux-Port, aux pieds de Five Roses, parcourez les pistes cyclables pendant qu’on nous laisse encore le temps de le faire, empruntez des Carrières. Les ombres jouent avec vous et confèrent à votre œil les images enivrantes de la mobilité au cœur du monde de l’immobilité.

    Puis soudain, vous gagnez l’accession à une autre forme de conscience : vous êtes bien, surpris de coin de rue en arbre magique, de rumeurs de fêtes en odeurs de fraicheur, du calme des ruelles à celui d’allées de parc. Le laisser-aller gagne. L’endorphine (le bonheur) irrigue le cerveau.

    Puis soudain, vous tombez sur un autre petit cadeau de l’arrondissement du Plateau : la traversée du parc Laurier ne se fait plus à tâtons, elle est devenue féérie. Des dizaines de lampions illuminent les côtés de la voie, tapissant le parc d’une piste d’envol vers vos rêves.

    Vous tournez la clé dans la serrure de votre cadenas, entrez chez vous, vous préparez une tisane de Roiboos pour une belle nuit, vous glissez sous les draps.

    Le vélo ? Déclaré source d’intérêt public. Rejoignez le mouvement !

    Rejoignez le Royaume de ceux qui roulent éclairés, en sécurité et en toute responsabilité sur la route. Mot clé facebook #bienvenueauroyaumedesallumés

    Parrainez un cycliste ninja ! Offrez-lui des lumières #jeparraineuncyclisteninja

    Voyez ici notre sélection de lumières pour des cyclistes responsables et en sécurité.

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    Dumoulin Bicyclettes se concentre davantage sur les vélos de transport urbain

    Il y a plus de 7 ans, Étienne et moi achetions Dumoulin Bicyclettes. Sept ans déjà!

    Nous étions jeunes, un peu innocents et avions un objectif qui tient toujours!
    Accroitre l’importance des vélos de déplacement, dans la ville certes, mais conséquemment dans notre offre de produits.
    Nous avons donc entamé depuis longtemps la première étape : le développement des vélos pliants, et ce, avec succès. Nous sommes devenus l’une des références en la matière au Canada. Tant par le nombre de modèles vendus et la quantité de chacun, mais aussi par notre expertise développée au fil des ans dans ce marché particulier.
    Avec notre nouvel emplacement, nous avons construit la base de ce qui arrive en ce moment même.
    Une spécialisation accrue pour les vélos utilisés comme moyen de transport.

    Voici les changements apportés en 2012.
    • Adios vélos de route.
    • Bye bye vélos de montagne.
    • Au revoir accessoires de vélos de route. Maillots, souliers, roues, seront offerts en commande spéciale. (Oui nous pouvons réparer sans problème votre vélo de route).
    En contrepartie,
    • Plus de choix de vélo. Avec l’espace gagné, on y retrouve maintenant davantage de vélos dits de transport et de piste cyclable.
    • Plus d’accessoires tels des sacoches pour mieux utiliser votre vélo.
    • Un coin Brooks immense. Probablement le plus grand choix au Québec de ces selles et accessoires en cuir de marque anglaise.
    • Des vêtements appropriés à la pratique du vélo en ville. Nous avons la gamme de vêtements de vélo Levi’s, Swrve ainsi que Icebreaker.
    Choisir une spécialité
    On ne peut pas être expert dans tout. Même en prenant une catégorie assez définie comme le vélo, il reste que le type de besoin à combler est extrêmement vaste. Un athlète cherchant un vélo pour son entraînement n’a pas les mêmes besoins que le travailleur utilisant le vélo comme moyen de transport.
    Nous avons pris une décision, pas facile certes, car nous vendions bon an mal an plusieurs dizaines de vélos de route par année, mais nous sommes convaincus que de répondre pleinement à quelques créneaux (transport, pliant, balade de piste cyclable et enfants) sera ultimement mieux pour tous, plutôt que de servir tout le monde de façon moins complète.
    Nous sommes la référence en vélo urbain et continuerons de faire des efforts pour le rester.Que pensez-vous de notre choix? Faites-nous en part sur facebook.

     

    Un défi: vivre sans auto en région

    Salut chers lecteurs du blogue Dumoulin!

    Permettez-moi de me présenter: je m’appelle Rémi, j’aurai 27 ans cette année (ayoye!). Je suis un « maudit français »: après une maîtrise obtenue en 2010 à Montréal et un an de voyage, je me suis trouvé une belle job au Québec. C’est à Matane, la plus gaspésienne des villes du Bas-Saint-Laurent, que je vais m’installer pour les prochaines années.
    J’ai toujours préféré rouler à marcher. C’est à vélo que je suis parti en voyage, c’est à vélo que je vivais à Montréal. Avouons-le, au moins pour un jeune sans enfants, le vélo est de loin le meilleur moyen de transport en ville. Je pense que l’affirmation est généralisable, mais bref, je vous laisse en débattre.
    Si je roule à vélo, ce n’est pas seulement par goût et pour tous les avantages que cela offre, mais c’est aussi par conviction: on doit s’affranchir du pétrole.
    C’est pour ça que dans ma nouvelle vie de jeune voleur-de-jobs-à-d’honnêtes-québécois, je voudrais continuer à vivre sans auto. Je sais que ce ne sera pas possible dans ma vie professionnelle, puisque j’aurai à me déplacer rapidement un peu partout au Québec, en emportant avec moi toutes sortes d’équipements.
    Mais je compte bien, dans ma vie personnelle, m’affranchir le plus possible de l’automobile. À Montréal, c’est facile: il y a des transports en commun et des ateliers de vélo partout en cas de problème, et quelque soit ce dont vous avez besoin, ça se situe dans un rayon tout à fait cyclable.
    En région, c’est autre chose. Matane n’est pas à plaindre: il y a un magasin de vélo, une boulangerie, et un tas d’autres choses moins importantes. Mais par exemple, pour aller voir Anonymus en concert, il faut aller à Rimouski. Et c’est à 94 km de là: on commence à vouloir prendre l’autobus.
    Mais une fois sur place, comment faire? Pas de Bixi, à Rimouski. Pas de métro non plus…et puis, faut l’avouer, Bixi est un char d’assaut, et le métro est un sous-moyen de transport. (C’est sous terre, je veux dire.)
    La solution est évidente: un vélo pliant! On roule jusqu’à la gare, clic, clac, on plie la machine, on se fait transporter, clic-clac, on roule depuis la nouvelle gare. C’est donc dans un beau Dahon Mu Uno que j’ai investi. Je l’ai appelé Georges, et je vous en dirai du bien plus tard!
    Au cours des prochains mois, je chroniquerai donc ici mon aventure matanaise sur deux roues. J’espère ne pas vous avouer un jour que j’ai acheté une auto…
    Au plaisir de vous écrire!