Action_Light_Motion_eclairage

La meta-lumière Light & Motion, l’alternative.

Longtemps je me suis déplacé en cycliste invisible. Alors que l’obscurité gagnait la ville, je furetais en ses entrailles sans peur et sans reproche. J’étais ; la simple énonciation de cette évidence suffisait à me dire que les dangers seraient écartés, que les automobilistes devaient me voir et se ranger derrière cette affirmation. Les lampadaires, les enseignes des commerces, les phares des voitures «suffisaient» à me rendre apparent.

Vinrent les jours où accidents, maladresses, effrois pesèrent sur ma raison et transformèrent mon insouciance en responsabilité. Je me devais de m’équiper, d’éclairer les obscurs trajets de mes nuits afin que je puisse continuer à rouler en vélo, beaucoup et longtemps, tout le temps. J’acquis alors lumières et équipements réfléchissants : et commençai presque aussitôt à pester contre l’inefficacité, l’éphémère durée, la trop grande gourmandise en piles de mes lanternes. Je continuai bon an mal an à remplacer les piles, les ampoules, les boîtiers, etc, victime de leur faible durabilité ou pis du vol de mes concitoyens. À chaque nouvel achat, je croyais tenir une nouveauté de choix : lumières détachables, phares solaires, piles rechargeables… ma qualité de navetteur quotidien entachait mon bilan carbone, quel comble ! Jusqu’au jour où je trouvai les solutions : tel l’Incal*, je me reposerais désormais sur mon guerrier ultime, ses armes et ses astuces, la mère de toutes les lanternes, la « méta-lumière », les « papesses » « Urban 350 et Vis 180 ».

Élaborées par Light & Motion, une firme américaine, ces phares me donnèrent immédiatement un sentiment de puissance, une mystique illumination urbaine. Je serais vu, et bien vu, je verrai et bien. Elles transférèrent des sommes de vibrations positives : elles me paraissaient solides, intelligentes, invincibles, pratiques et inflexibles ; une devise, « la protection du cycliste, mon maître, est mon credo, ma mission. Et qu’on me coupe la chique si je dois être prise en défaut », semblait être sculpté sur leurs fiers abdomens. Je m’occupai d’installer rapidement, presque sans effort, les supports de mes nouvelles technologies, je sortis au grand air, parmi les plaines piégeuses des ruelles ombragées et enneigées. C’était un mois de décembre. Au premier voyage, une impression tenace de tenir ma place sur la glace s’empara de moi. Je voyais. J’étais vu. Les portières, meurtriers mâchicoulis d’où vomissent chaque journée les incroyables attentats d’automobilistes manquant d’urbanité restaient coi. Les regards habituellement hagards des chauffards s’étrécissaient et mieux, s’aveuglaient devant tant de clarté. J’étais, et je tenais. Il m’est arrivé, -sans rire, immédiatement-, que deux voitures, qui en temps normal se seraient, sans autre cérémonie, rabattues agressivement devant mes pneus après m’avoir non moins hargneusement dépassé, se sont laissées aller, intimidées, patientes, dociles, à me suivre sur une centaine de mètres, et d’attendre au feu rouge, avec force manières et courbettes, pour enfin se déporter et me dépasser.

Stupéfait, je poursuivis mon expérience : on allait bien voir ce qu’on allait voir, avec la durée de la pile et le rechargement idoine. Hé bien, croyez-le ou non, enfin, croyez-le, c’est enfantin et fiable. Durant les deux mois que je profitai de l’éclairage de mes amies papesses, les recharges se firent sans coup férir, à l’aide d’un câble USB. C’était convaincant, édifiant : la puissance de mes phares durait une semaine, au maximum, et se rechargeait en 4 heures. Somme toute, lorsque le temps du repos et de la recharge pour elles était venu, je leur donnais leur ration d’électrons, des positifs et des négatifs, comme il sied à leurs éminences. J’étais vaincu, gagné par une vague nouvelle de mystique vénération : ces petites choses amélioraient mon quotidien cycliste, et ôtaient chez moi tout obscurantisme (comprenez, d’un monde sans lumière).

Je sentais le respect des distances, la tranquille acceptation des conducteurs à mon égard. Telles les outils impérissables de ma sécurité, de mon confort, de ma vélo-cité, mes méta-lumières, splendides représentantes de la caste de Light & Motion, m’amenèrent à sourire et penser avec bonhomie : « Montréal, ça se roule. Que vivent ses nuits blanches de mes phares illuminées ! ».

 

Rejoignez le Royaume de ceux qui roulent éclairés, en sécurité et en toute responsabilité sur la route. Mot clé facebook #royaumedesallumés Parrainez un cycliste sur les sentiers de l’obscurité: offrez-lui des lumières !

Voyez ici notre sélection de lumières pour des cyclistes responsables et en sécurité.

Suivez nos tableaux Pinterest !

* Référence à la série BD, La Caste des Meta-Barons, de Jodorovski et Gimenez

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *