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Dahon Mu Uno – premières impressions

Cet article est écrit par notre ami Rémi qui, après une maîtrise obtenue en 2010 à Montréal et un an de voyage, s’est retrouvé pour le travail à Matane, la plus gaspésienne des villes du Bas-Saint-Laurent, pour les prochaines années. Il nous relate donc à l’occasion ses histoires avec ses fidèles compagnons sur deux roues, en particulier Georges, un Dahon Mu Uno.
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Comme je vous l’écrivais dans un précédent article, afin de vivre sans auto à Matane, j’ai décidé d’investir dans un Dahon Mu Uno.

Il s’agit d’un vélo pliant monovitesse, bien équipé et de qualité. Je compte bien lui imposer tout plein de déplacements multimodaux: il subira les coffres des autocars, des autos et probablement des avions dans mes déplacements personnels et professionnels. Je sais qu’il tiendra le coup, il est fait pour ça!

Mu, c’est une mettre grecque. Comme on parle beaucoup de la dette grecque, tout ça, j’ai appelé mon beau Dahon George, comme George Papandreou, ce premier ministre grec qui avait eu l’idée folle de demander à son peuple s’il voulait se serrer la ceinture pour engraisser les banques.

Mu est aussi utilisée comme symbole pour les unités “micro” du système international. Un micromètre, c’est un millième de millimètre. Donc, c’est petit! Plié, c’est assez bluffant: la machine n’est pas plus grosse qu’une valise. Ayant déjà voyagé en train et en avion avec un vélo régulier, je peux vous assurer que c’est un confort indéniable.

(photo vélo en boite et photo vélo plié)

C’était la première fois que je chevauchais un vélo à roues de 20 pouces depuis environ vingt ans, je pense. Eh bien, c’est une sympathique sensation! La bête est nerveuse et très maniable. D’autant plus que le développement est très court: 53×18 avec des roues de vingt pouces, ça donne…un peu plus de 4 m! M’étant habitué aux 6.50m de mon fixe d’hiver, je pédale rapidement dans le vide. Un changement du pignon ne sera donc pas superflu.

Georges a été équipé pour affronter l’hiver matanais: une paire de pneus à clous Schwalbe Marathon Winter et deux beaux gardes-boue lui ont été ajoutés. Ils me permettront de ne pas glisser sur d’éventuelles plaques de glace, et d’éviter les projections. Que ce soit dû à une chute ou à une énorme flaque, arriver couvert de slush lors de mon premier jour de travail serait malvenu, vous en conviendrez!

J’ai profité des clous pour emprunter pour la première fois depuis quelques semaines la piste cyclable du canal Lachine. Elle est en ce moment couverte de glace, et passer là ne serait pas prudent (voire impossible) sans clous ou pneus très larges. Je savais que les Marathon Winter étaient de bons pneus, mais c’est vraiment impressionnant. La traction est exceptionnelle, tout comme l’accroche de la roue avant. Arrêtez de chercher des pneus d’hiver!

(photo gros plan Marathon Winter)

Ah, oui, le seul inconvénient de ces pneus, c’est quand on marche avec sa blonde en ramenant le vélo neuf chez soi, et qu’on les a accrochés sur le guidon, en attendant de les monter, parce qu’on a préféré délester les mécaniciens de Dumoulin Bicyclettes de cette tâche. Les clous frottent alors sur la peinture neuve, mais on fait pas attention, parce que quand même dans le fond, on aime plus sa dulcinée que son beau vélo tout neuf. Et en arrivant chez soi, on a scrappé la peinture. Georges, victime collatérale de l’amour.

(photo peinture scrappée)

Blague à part, le Mu Uno est équipé d’un frein arrière à rétropédalage. Les néophytes auront besoin d’un petit temps d’adaptation: on ne peut pas remonter la pédale lorsqu’on est à l’arrêt pour repartir du bon pied. Rassurez-vous, on s’y fait vite! Et le rétropédalage présente l’avantage majeur de n’avoir besoin d’aucun entretien et aucune pièce externe…ce n’est pas rien, surtout en hiver!

Le détail qui tue: comme sur beaucoup de Dahon, une pompe est intégrée dans la tige de selle! Finis, les désagréables “j’ai oublié ma pompe sur la table de nuit”, “elle est où, ma pompe?”, ou encore “ah, j’ai pas de pompe”. Avoir une pompe dans la tige de selle, c’est un peu pompeux, mais ça ne vous pompera pas l’air. Même les pompiers ne peuvent nier! Bon, d’accord, j’arrête.

Au plaisir de vous écrire!

bas du fleuve

Un défi: vivre sans auto en région

Salut chers lecteurs du blogue Dumoulin!

Permettez-moi de me présenter: je m’appelle Rémi, j’aurai 27 ans cette année (ayoye!). Je suis un “maudit français”: après une maîtrise obtenue en 2010 à Montréal et un an de voyage, je me suis trouvé une belle job au Québec. C’est à Matane, la plus gaspésienne des villes du Bas-Saint-Laurent, que je vais m’installer pour les prochaines années.
J’ai toujours préféré rouler à marcher. C’est à vélo que je suis parti en voyage, c’est à vélo que je vivais à Montréal. Avouons-le, au moins pour un jeune sans enfants, le vélo est de loin le meilleur moyen de transport en ville. Je pense que l’affirmation est généralisable, mais bref, je vous laisse en débattre.
Si je roule à vélo, ce n’est pas seulement par goût et pour tous les avantages que cela offre, mais c’est aussi par conviction: on doit s’affranchir du pétrole.
C’est pour ça que dans ma nouvelle vie de jeune voleur-de-jobs-à-d’honnêtes-québécois, je voudrais continuer à vivre sans auto. Je sais que ce ne sera pas possible dans ma vie professionnelle, puisque j’aurai à me déplacer rapidement un peu partout au Québec, en emportant avec moi toutes sortes d’équipements.
Mais je compte bien, dans ma vie personnelle, m’affranchir le plus possible de l’automobile. À Montréal, c’est facile: il y a des transports en commun et des ateliers de vélo partout en cas de problème, et quelque soit ce dont vous avez besoin, ça se situe dans un rayon tout à fait cyclable.
En région, c’est autre chose. Matane n’est pas à plaindre: il y a un magasin de vélo, une boulangerie, et un tas d’autres choses moins importantes. Mais par exemple, pour aller voir Anonymus en concert, il faut aller à Rimouski. Et c’est à 94 km de là: on commence à vouloir prendre l’autobus.
Mais une fois sur place, comment faire? Pas de Bixi, à Rimouski. Pas de métro non plus…et puis, faut l’avouer, Bixi est un char d’assaut, et le métro est un sous-moyen de transport. (C’est sous terre, je veux dire.)
La solution est évidente: un vélo pliant! On roule jusqu’à la gare, clic, clac, on plie la machine, on se fait transporter, clic-clac, on roule depuis la nouvelle gare. C’est donc dans un beau Dahon Mu Uno que j’ai investi. Je l’ai appelé Georges, et je vous en dirai du bien plus tard!
Au cours des prochains mois, je chroniquerai donc ici mon aventure matanaise sur deux roues. J’espère ne pas vous avouer un jour que j’ai acheté une auto…
Au plaisir de vous écrire!
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Pour en finir avec les idées fausses sur le vélo d’hiver

Mario Dumont a eu une montée de lait contre le vélo hivernal en direct à la télévision cette semaine. L’argumentaire utilisé était tellement primaire, démagogue, désinformé et sensationnaliste qu’il est à se demander si on devait prendre même une minute de notre temps pour répondre.
Qu’à cela ne tienne, le groupe Facebook Vélo d’Hiver Montréal et les gens sur le hastag Twitter #VeloMTL ne se sont pas faits prier et ont signé ce texte répondant aux détracteurs du vélo hivernal.

Il ne sera pas passé inaperçu aux habitants des grandes villes québécoises, et en particulier de Montréal, que le vélo d’hiver fait de plus en plus d’adeptes. Ce phénomène prend de l’ampleur, et les médias s’interrogent: « Doit-on encourager le vélo quatre saisons? ».

 Le sérieux et l’honnêteté des journalistes n’étant pas toujours au rendez-vous, nous souhaitons dénoncer bon nombre de contre-vérités utilisées pour discréditer les cyclistes qui continuent à se déplacer en vélo pendant les mois d’hiver.
·         « Le vélo en hiver, c’est dangereux »
La « dangerosité » du vélo en hiver dépend avant tout de la surface des chaussées empruntées. Or, au cours d’un hiver typique, les jours où les surfaces sont vraiment difficiles à pratiquer (accumulation de neige trop importante ou chaussées rendues glissantes suite au verglas) se comptent sur les doigts d’une main. Généralement, dans les trois jours suivant une tempête de neige, les grandes artères sont parfaitement déblayées, voire sèches. Cela laisse de 80 à 90% de l’hiver pour rouler dans des conditions équivalentes aux autres saisons. Un éclairage adéquat et des vêtements adaptés font le reste.
La majorité des cyclistes hivernaux sont des gens responsables. Ils adaptent leur équipement et leur conduite aux conditions hivernales, tout comme les automobilistes : ils ralentissent, tournent avec plus de prudence. IIs n’encourent pas plus de risques que les automobilistes, dont les lourds véhicules bénéficient aussi d’une moindre adhérence. Les seuls risques qui se présentent aux cyclistes sont le fait d’usagers de la route qui méconnaissent le code de la sécurité routière: distance de dépassement non sécuritaire, portières ouvertes brusquement, virages non signalés.
·         « Le vélo, ce n’est pas fait pour l’hiver »
De nombreux pays, tels que le Danemark ou la Finlande, aux hivers aussi rigoureux, ont réussi à maintenir un haut taux de cyclisme en hiver (seulement 30% de baisse par rapport à la pratique estivale) grâce à des infrastructures adaptées. Le mouvement “vélo d’hiver” prend aussi rapidement de l’ampleur en Amérique du Nord, avec des communautés importantes de cyclistes hivernaux dans plusieurs grands centres urbains exposés aux mêmes rigueurs que Montréal, comme Calgary et Minneapolis/St-Paul. Si les citoyens qui se déplacent à vélo étaient traités avec les mêmes égards que les autres usagers (pistes cyclables déneigées aussi rapidement que les routes et trottoirs alors qu’elles sont non-prioritaires), nul doute que de nombreux adeptes du vélo étireraient leur saison au-delà du 15 novembre. Les pistes cyclables apportent un environnement sécuritaire indéniable pour les cyclistes.
·         « Et pourquoi pas tant qu’on y est permettre les traîneaux à chiens/les skidoos? »
N’en déplaise à certains, le vélo n’est pas seulement un loisir, il est également, et avant tout pour de plus en plus de Québécois, un mode de déplacement, au même titre que l’automobile, le transport en commun ou la marche. Pour certains, de surcroît, le vélo est l’outil de travail principal, leur gagne-pain. Nous ne demandons donc pas à ce qu’on accommode notre passe-temps, mais bien nos besoins de déplacement. Été comme hiver, le vélo est une alternative de déplacement souvent plus rapide, moins coûteuse et bonne pour le moral! Son faible impact environnemental est un bonus mais c’est le côté utilitaire qui l’emporte chez un nombre grandissant d’usagers du vélo.
·          « Nous on nous oblige à mettre des pneus d’hiver, pas eux »
Les cyclistes aussi préparent leur véhicule en vue de l’hiver, en le dotant de pneus adaptés aux conditions de la chaussée, voire de pneus à clous, et en adaptant les pièces du vélo pour en réduire l’entretien. Certains vont jusqu’à se préparer un vélo qui ne sert que l’hiver.
·         « Pourquoi la société devrait-elle payer s’ils se blessent alors qu’ils prennent des risques? »
Une étude menée par le  British Medical Journal a montré que les bénéfices associés à la pratique du cyclisme (moindre risque d’obésité, de diabète et de maladies cardio-vasculaires) étaient 77 fois supérieurs aux risques pour la santé. Si on exclut les problèmes de pollution, ce ratio augmente à 415. Une société qui pédale fait donc globalement des économies en santé!
De plus, faire porter aux cyclistes la responsabilité des accidents est tendancieux : les accidents qui font de véritables dégâts sont ceux dans lesquels il y a collision avec un véhicule automobile. Les responsabilités sont donc souvent partagées entre cyclistes, automobilistes et planificateurs urbains qui ne permettent pas à ces usagers de cohabiter sans risque! Quant à la prise de risque, elle est du même niveau pour les cyclistes que pour les autres usagers de la route.
·         « Les cyclistes prennent de la place sur la route»
Le code de la sécurité routière reconnaît le vélo comme un mode de transport. Si les cyclistes sont contraints d’emprunter d’avantage les routes en hiver, c’est que la majorité des pistes cyclables ne sont pas déneigées. Elles sont donc impraticables, non seulement pour les cyclistes, mais aussi pour les piétons ou les usagers de transport en commun. Faute d’entretien, les abords des arrêts d’autobus sont gelés et glissants comme sur la rue Saint-Urbain ou la Côte Sainte-Catherine.
N’oublions pas également que des personnes sur les vélos, ce sont des véhicules en moins dans les embouteillages et des usagers en moins dans les transports en commun à l’heure de pointe, lorsque le réseau est à saturation. Été comme un hiver, le vélo est un élément parmi d’autres pour réduire la charge sur les autres modes de transports qui débordent actuellement. Il peut être frustrant pour un conducteur de devoir ralentir momentanément derrière un cycliste. Mais en ville, cyclistes et automobilistes se retrouvent toujours au prochain feu de signalisation.
En définitive, il nous semble que le vélo ne pourra jamais être une alternative crédible aux modes de transport plus polluants si on le cantonne à une pratique d’été. Si un ménage est contraint de garder une auto pour se déplacer les 2 à 3 mois les plus rigoureux de l’année, alors on vient de perdre la chance de réduire la congestion routière et les problèmes de stationnement en milieu urbain. Toute société qui souhaite vraiment s’attaquer à ces problèmes devrait permettre aux citoyens qui le souhaitent de continuer à se déplacer en vélo à l’année longue.
Ont signé ce texte : Cédric Jamet, Natacha Migneault, Luc Poulette, Isabelle Dionne, André LeBon, Magali Bebronne, Éric Lévesque, Benoît Deshayes, Lucie Corbeil-Labont, John Gosset, Stéphane Guidoin, Fabrice Lai et 8 autres membres des groupes Facebook Vélo d’Hiver Montréal et Twitter #VeloMTL
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La meta-lumière Light & Motion, l’alternative.

Longtemps je me suis déplacé en cycliste invisible. Alors que l’obscurité gagnait la ville, je furetais en ses entrailles sans peur et sans reproche. J’étais ; la simple énonciation de cette évidence suffisait à me dire que les dangers seraient écartés, que les automobilistes devaient me voir et se ranger derrière cette affirmation. Les lampadaires, les enseignes des commerces, les phares des voitures «suffisaient» à me rendre apparent.

Vinrent les jours où accidents, maladresses, effrois pesèrent sur ma raison et transformèrent mon insouciance en responsabilité. Je me devais de m’équiper, d’éclairer les obscurs trajets de mes nuits afin que je puisse continuer à rouler en vélo, beaucoup et longtemps, tout le temps. J’acquis alors lumières et équipements réfléchissants : et commençai presque aussitôt à pester contre l’inefficacité, l’éphémère durée, la trop grande gourmandise en piles de mes lanternes. Je continuai bon an mal an à remplacer les piles, les ampoules, les boîtiers, etc, victime de leur faible durabilité ou pis du vol de mes concitoyens. À chaque nouvel achat, je croyais tenir une nouveauté de choix : lumières détachables, phares solaires, piles rechargeables… ma qualité de navetteur quotidien entachait mon bilan carbone, quel comble ! Jusqu’au jour où je trouvai les solutions : tel l’Incal*, je me reposerais désormais sur mon guerrier ultime, ses armes et ses astuces, la mère de toutes les lanternes, la « méta-lumière », les « papesses » « Urban 350 et Vis 180 ».

Élaborées par Light & Motion, une firme américaine, ces phares me donnèrent immédiatement un sentiment de puissance, une mystique illumination urbaine. Je serais vu, et bien vu, je verrai et bien. Elles transférèrent des sommes de vibrations positives : elles me paraissaient solides, intelligentes, invincibles, pratiques et inflexibles ; une devise, « la protection du cycliste, mon maître, est mon credo, ma mission. Et qu’on me coupe la chique si je dois être prise en défaut », semblait être sculpté sur leurs fiers abdomens. Je m’occupai d’installer rapidement, presque sans effort, les supports de mes nouvelles technologies, je sortis au grand air, parmi les plaines piégeuses des ruelles ombragées et enneigées. C’était un mois de décembre. Au premier voyage, une impression tenace de tenir ma place sur la glace s’empara de moi. Je voyais. J’étais vu. Les portières, meurtriers mâchicoulis d’où vomissent chaque journée les incroyables attentats d’automobilistes manquant d’urbanité restaient coi. Les regards habituellement hagards des chauffards s’étrécissaient et mieux, s’aveuglaient devant tant de clarté. J’étais, et je tenais. Il m’est arrivé, -sans rire, immédiatement-, que deux voitures, qui en temps normal se seraient, sans autre cérémonie, rabattues agressivement devant mes pneus après m’avoir non moins hargneusement dépassé, se sont laissées aller, intimidées, patientes, dociles, à me suivre sur une centaine de mètres, et d’attendre au feu rouge, avec force manières et courbettes, pour enfin se déporter et me dépasser.

Stupéfait, je poursuivis mon expérience : on allait bien voir ce qu’on allait voir, avec la durée de la pile et le rechargement idoine. Hé bien, croyez-le ou non, enfin, croyez-le, c’est enfantin et fiable. Durant les deux mois que je profitai de l’éclairage de mes amies papesses, les recharges se firent sans coup férir, à l’aide d’un câble USB. C’était convaincant, édifiant : la puissance de mes phares durait une semaine, au maximum, et se rechargeait en 4 heures. Somme toute, lorsque le temps du repos et de la recharge pour elles était venu, je leur donnais leur ration d’électrons, des positifs et des négatifs, comme il sied à leurs éminences. J’étais vaincu, gagné par une vague nouvelle de mystique vénération : ces petites choses amélioraient mon quotidien cycliste, et ôtaient chez moi tout obscurantisme (comprenez, d’un monde sans lumière).

Je sentais le respect des distances, la tranquille acceptation des conducteurs à mon égard. Telles les outils impérissables de ma sécurité, de mon confort, de ma vélo-cité, mes méta-lumières, splendides représentantes de la caste de Light & Motion, m’amenèrent à sourire et penser avec bonhomie : « Montréal, ça se roule. Que vivent ses nuits blanches de mes phares illuminées ! ».

 

Rejoignez le Royaume de ceux qui roulent éclairés, en sécurité et en toute responsabilité sur la route. Mot clé facebook #royaumedesallumés Parrainez un cycliste sur les sentiers de l’obscurité: offrez-lui des lumières !

Voyez ici notre sélection de lumières pour des cyclistes responsables et en sécurité.

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* Référence à la série BD, La Caste des Meta-Barons, de Jodorovski et Gimenez

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Du nouveau pour les cyclistes éclairés (allumés) ! : Light & Motion.

     En termes d’éclairages, le navetteur, -cycliste convaincu, de l’intense, de l’extrême, celui qui roule même lorsque les camions et les bus lancent d’immenses tsunamis de slotche brunâtre-, possède un cahier des charges précis. Il souhaite des lumières qui seront puissantes, fiables, économiques, faciles à installer, à ôter, efficaces énergétiquement. Voici que s’avancent, le long du tunnel obscur de l’irritation, de l’agacement, du changement de piles, du rachat annuel de phares, des déceptions, les méta-lumières, les mères de tous les phares… les papesses Urban, et Vis 360. Nous les avons testées pour vous. On terminera en posant une seule question : imaginez-vous un scooter, une moto, une voiture, un camion sans éclairage ? Non, et vous avez bien raison.

light & motion

 • Les feux Light & Motion sont tels les bûchers d’avertissement du Rohan : l’avertissement est clair. Attention ! sur vos gardes ! un être humain passe par là !

Sans rire, la puissance des lumières urbaines de Light & Motion est édifiante. Vous éclairez le passage, vous éclairez votre trace. Les piétons sont avertis, les autos tout autant. Il faudrait être aveugle pour ne pas apercevoir ces lumières-là. Vous avez plusieurs modes d’éclairage, un continu et un clignotant. Ce que nous aimons du mode clignotant, c’est qu’il est assez lent pour laisser une belle impression sur la rétine, et tout de même assez intermittent pour attirer l’attention. De plus, Light & Motion n’oublie pas qu’en ville, on rencontre des carrefours, et invente le ”feu d’intersection” : vous êtes visibles sur les côtés.

• L’installation se fait rapidement, facilement. Les supports sont efficaces, flexibles, adaptables.. Les lumières se posent facilement dessus, tiennent très bien, et se retirent avec aisance (il faut suivre une procédure pour retirer le boîtier, ce qui nous a vraiment rassuré quant à la solidité de l’attache). Ils sont aussi suffisamment discrets pour passer inaperçu. A noter, ils sont transférables d’un vélo à l’autre en un tour de main !

• Les batteries sont rechargeables via une prise USB. Sans rentrer dans les détails, vous pouvez nous croire, c’est convaincant ! La durée de vie d’une charge est d’environ une semaine pour quatre heures de recharge. Vous pouvez le brancher sur votre ordinateur pendant votre journée. L’indicateur de recharge est assez précis, facile à décoder tout du moins : une petite lumière rouge… alimentez votre pile, il vous reste deux heures pour vous rendre chez vous ! Un chiffre : selon Light & Motion, la durée de vie d’une batterie équivaut à 800 piles ! Imaginez la somme que ça donne. Même si on divise par deux ou trois ce chiffre, cela reste absolument incroyable !

• Ces lumières donnent une impression de solidité, de fiabilité, de durabilité. Bien sûr, il ne faut jamais trop l’échapper, mais le boîtier de chacune de ces lampes paraît capable d’en prendre. Au niveau de l’étanchéité, c’est certain que c’est le point toujours difficile pour les lampes, et là, L&M ont vraiment bien protégé la prise usb et l’interrupteur… Je n’ai pas osé plonger mes lumières dans l’eau, mais elles ont bien été ‘’baptisées’’ durant cet hiver plutôt humide.

 Cela fait maintenant deux mois que j’utilise ces lampes : je suis convaincu. Les automobilistes me voient, et je le sais car plusieurs d’entre eux ont attendu derrière moi, ne m’ont pas coupé, ont même, ô joie !, ouvert leurs portières devant moi puis immédiatement les ont refermées… Pour qui fait du vélo sérieusement, je trouve qu’il est bon d’éclairer la ville d’une autre bonne nouvelle : les méta-lumières sont en ville, et on les trouve chez Dumoulin Bicyclettes !

Rejoignez le Royaume de ceux qui roulent éclairés, en sécurité et en toute responsabilité sur la route. Mot clé facebook #royaumedesallumés Parrainez un cycliste sur les sentiers de l’obscurité: offrez-lui des lumières !

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cycling vélo avion

Valise de transport de vélo

VOYAGER AVEC SON VÉLO ? C’EST DANS LA BOÎTE !

Il arrive quelque fois qu’un cycliste veuille partir un peu loin, s’ébrouer sur des pentes légendaires, en cyclotouriste, sportif, hors piste. S’attaquer à des mythes c’est trippant, le faire sur sa « machine », c’est encore mieux ! Et que dire de la découverte d’une ville étrangère en cycle ?

Le frein à cela, c’est le transport de son vélo. Nous connaissons tous l’angoisse et les sueurs froides liées aux traitements des bagagistes de nos biens. J’ai testé le transport de mon vélo, ma « machine », mon « fidèle compagnon », en avion, sur un voyage transatlantique. Comment ? Grâce à la valise de transport de Box International. Résultat : un rêve réalisé et un vélo en parfait état !

Dumoulin Bicyclettes vous offre désormais la possibilité de louer ces valises : pour Brompton ou vélos conventionnels.

L’« emballage » se fait simplement. En peu de temps et avec très peu d’outils, les étapes présentées par le manuel sont réalisées : démonter son guidon, ses roues, sa tige de selle et enfin ses pédales. Des tie-wrap bien placées, des guenilles, et le tour est joué. Votre vélo est bien fixé, attaché, protégé par les mousses intérieures de la valise. Les roues sont accueillies dans des housses qui inspirent la confiance, et qui disposent de poches bien pratiques pour mettre vos pédales, vos boulons ou attaches rapides.

Vélo dans valise

Comptez en gros une heure pour faire tout ça, si vous prenez, comme moi, votre temps ! Je n’ai pas hésité à «combler » les trous avec mon matériel (vêtements, outils, chambre à air, gourdes, barres tendres, souliers, etc.). Je pouvais me rendre à l’aéroport en toute tranquillité.

Les petites roulettes sont pratiques, même si j’aurai aimé qu’elles soient multidirectionnelles. Les poignées sont assez bien placées, pour une prise en main facile et efficace lorsque vous avez besoin de la soulever. Dans la navette 747, dans le train, j’ai carrément mis à plat le tout et posé mes bagages sur le dessus… La coque ne se pliait pas, m’inspira complètement confiance. Il faut compter un peu plus de temps également pour les passages aux douanes : la valise doit passer dans un scanner « hors gabarit ».

J’ai retrouvé mon vélo en parfait état et j’ai pu en profiter pendant deux semaines. Le transport de la valise fut certes plus « contraignante » de par sa taille, et il faut penser à ne pas trop se charger. Le transport en taxi, c’est un peu plus drôle puisqu’il faut un van ou un grand coffre. À aucun moment, je n’ai craint pour mon vélo. À aucun moment j’ai regretté de l’avoir amené. L’esprit tranquille par rapport à ça, j’ai profité des paysages et des routes, et ai pu vivre une des plus belles de mes expériences de cycliste. La location sur place n’est pas une mauvaise idée, mais si vous êtes attaché à votre petite reine, cette valise vous permettra de l’emmener vers les cimes et les horizons de vos rêves ! 

 

 

Sous la pression, je mets des photos de cette odysée. (Mont Ventoux, 2011)

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Pompe Lezyne Micro Floor Drive : une pompe qui marche !

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Lucie Poulin

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Torey Pass

 

 

 

 

 

 

En 2012, Lucie et Torey s’embarquent dans une aventure marquante : descendre le continent américain en vélo. Ils partent de l’Alaska et se rendent en Argentine, jusqu’en Patagonie. Ils nous parlent de leur voyage et de leurs vélos. Leur projet s’appelait «Pedaling South».

(par Pedaling South)

Dumoulin nous a récemment envoyé un cadeau à Santiago, au Chili: une super pompe Lezyne Floor Drive HPG!
Nous avions besoin qu’elle ne prenne pas trop de place, mais qu’elle soit aussi fiable et efficace qu’une pompe sur pied.
On l’a essayé et tout de suite adopté!

Lezyne Micro Floor Drive : l’essayer c’est l’adopter

 

pompe 1

Fabriquée en aluminium, elle est à la fois légère et solide. Petite et compacte, elle se dissimule facilement n’importe où. Son indicateur de pression permet de toujours avoir la bonne quantité d’air, permettant ainsi aux pneus d’étirer leur durée de vie. Trop mou, un pneu devient vulnérable aux crevaisons et fait augmenter les chances que la jante se fende lors d’un impact. Aussi, avec une vitesse de pointe moins rapide, vous aurez l’impression que votre monture doit se mettre au régime. Trop dure, la conduite sera inconfortable et le pneu risque de se déformer.

 

 

Finies les crampes ! L’énergie sauvée permet de pousser plus fort sur les pédales !

 

indicateur-pressionSon pied permet de stabiliser la pompe sous le talon, dégageant ainsi plus de force dans les bras. Finies les crampes! L’énergie sauvée permet de pousser plus fort sur les pédales.

pied

L’embout au bout du tube se visse sur la valve évitant ainsi les fuites d’air. Rien de plus frustrant que de travailler inutilement!

embout

D’un fini poli et brillant, elle a de la gueule, même si elle se grafigne facilement. On a particulièrement apprécié ce nouveau jouet sous les pluies éternelles de la Carretera Austral, au Chili, où nous avons réparé nos crevaisons dans un temps record. On lui réserve une place de choix dans nos bagages.

Pompe Lezyne

désert de sel

Rouler le Salar de Uyuni avec un invité spécial

Nos deux amis de Pedaling South, Torrey et Lucie sont maintenant en Bolivie. Nous vous rappelons qu’ils sont partis depuis plus d’un an déjà du Canada.

Rouler le Salar de Uyuni avec un invité spécial

Par Torrey Pass et Lucie Poulin  —  pedalingsouth.com

Traverser le désert de sel de Uyuni, en Bolivie, est déjà assez spectaculaire! Nous avons eu la chance de partager cette expérience avec le fondateur de la célèbre casa de ciclistas de Trujillo au Pérou, Lucho Ramirez D’Angelo, qui vous invite à le visiter.

Une casa de ciclistas, un phénomène de l’Amérique latine, loge gratuitement les cyclo-voyageurs de passage, en plus d’être un lieux de rencontre avec d’autres cyclistes. Une seule condition s’impose: vous devez y arriver en vélo!

Contact : Casa de ciclistas –

Lucho Ramirez D’Angelo, 
Avenida Santa 347 
Trujillo, Pérou,

[email protected]

http://www.cdc-trujillo.ath.cx

Pour en savoir plus sur notre traversée du Salar de Uyuni: Cycling the World’s Largest Salt Flat:Bolivia’s Salar de Uyuni

Du Salar de Uyuni à Potosi: la Bolivie vole mon cœur… et ma caméra

Cliquez ici pour voir nos plus belles photos.

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Comment s’habiller l’hiver à vélo

Évidemment, habillement est bien personnel et varie en fonction de la température. Nous allons regarder le principe général, de la tête aux pieds.

Tête

Deux options de disponibles. Je pars comme principe qu’on porte un casque; l’hiver, le contraire est quand même risqué!

nutcaseCasque d’été : Si vous voulez conserver le casque que vous utilisez en été, c’est possible. S’il est moyennement ventilé, style casque Nutcase ou casque de skateboard, le mieux est de couvrir les trous au devant du casque. Cela réduit le vent qui arriverait sur votre tête. On garde les autres trous libérés, ils feront évacuer l’humidité. Si vous casque est plus ventilé, il y a deux choix. Il existe des couvres casques qui couperont le vent pour rester au chaud. Sinon, il y a des tuques coupe-vent. J’ai par contre un doute sur l’efficacité d’une telle méthode à -20C avec des rafales à 40km/h!

Sous le casque, on met dans les conditions normales une tuque assez mince. Lors de condition extrême, on peut utiliser une cagoule qui protègera davantage les oreilles. Pour que la tuque entre dans le casque, on peut soit faire un ajustement du casque, soit changer les coussinets pour des plus minces. Nous en avons en stock.

Attention par contre, bien qu’on perde une bonne partie de la chaleur au niveau de la tête, on risque d’accumuler trop d’humidité si on met quelque chose de trop étanche (ex : casque sans aucune ventilation).

La deuxième option est d’utiliser un casque de vélo d’hiver, scientifiquement appelé « casque de ski ». Il existe en effet des casques de vélo conçu pour l’hiver mais il n’y a aucune différence avec certains casques de ski. Très efficaces, ces casques sont en plus équipés d’une attache à l’arrière pour les lunettes de ski souvent utilisées en vélo l’hiver. Les lunettes de ski protègent les yeux quand il neige et gardent au chaud.

Corps

Pour ceux qui pratiquent le ski de fond, vous pouvez arrêter de lire, utilisez la même chose ! En effet, on veut un vêtement qui garde au chaud, mais comme on fait une activité physique, il ne faut pas qu’il garde trop l’humidité.

En gros:

1- Une première couche assez mince qui évacue (ex. laine de mérinos mince, polartec mince).

2- Une couche pour garder la chaleur (ex. polartec moyen ou épais, selon la température)

3- Un manteau respirant. Une coquille souple « softshell » est toute désignée. Selon le modèle, cette coquille sera plus ou moins chaude et évacuera davantage l’humidité qu’un manteau en Gore-Tex. Bien que le Gore-Tex soit relativement perméable à l’humidité, il est moyennement performant lors d’activités intenses. Si vous avez moindrement chaud, vous risquez d’être mouillé sous lui, et donc, d’avoir froid par la suite.

Jambes

Même logique que pour le haut du corps. Par contre, certains pourront privilégier des pantalons imperméables à cause de la slush au détriment de la respirabilité. En effet, les jambes ont tendance à moins dégager de chaleur que le reste du corps.

Mains

Des gants moyennement chauds qui respirent feront le travail pour des conditions chaude ou moyenne. Nous sommes plusieurs au magasin à avoir dans gants avec du néoprène, qui gardent un minimum au chaud même lorsque mouillés. Pour des conditions plus froides (disons sous -10C), des gants de ski alpin très isolés seront parfaits. On privilégie les gants pour la dextérité lors des changements de vitesses et du freinage mais selon votre vélo (sans vitesses et à frein rétropédalage), des mitaines pourront peut-être faire le travail.

Pieds

Des bottes d’hiver couvrant la cheville sont parfaites. Si vous avez des guêtres (souvent utilisés en raquette pour éviter que la neige n’aille dans vos bottes), ça peut être une bonne idée! Ils garderont vos chevilles au chaud. Les couvres-bottes Neos sont bien, mais testez-les avant d’en acheter si possible. Ils sont assez larges et pourraient frotter lors du pédalage dépendant de la position de vos pieds. Il y a aussi sur le marché des couvres-chaussures qui permettent de rester au chaud et au sec. Utiles mais souvent faits pour… des chaussures ! Donc, peuvent être trop petits, à vérifier !

Et vous, faites-vous quelques choses de différents ? Avez-vous développé des trucs au fil de la pratique?

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Pedaling South En direct du Pérou

Nos amis de Pedaling South sont rendus au Pérou (partis de l’Alaska!) et nous ont préparé un petit vidéo!

– Des pneus à crampons – nous recommandons les Schwalbes conçus spécialement pour le cyclotourisme; ils sont intuables!

– Un choix varié de vitesses pour escalader les Andes.

– Un système de traitement d’eau comme les gouttes Pristine et/ou une pompe à eau (Ex. MSR ou Katadyn).

– Des vêtements chauds pour les nuits fraîches en altitude: gants, tuque, foulard, etc.

 

Les crampons ne sont pas un luxe!

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 Impossible d’entrer au coeur du Pérou sans les bons pignons!

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Dumoulin Bicyclettes : point de dépôt pour Cyclo Nord-Sud

cnsBonne nouvelle : si vous avez un vélo usagé à donner à Cyclo Nord-Sud et que les heures d’ouverture de CNS ne vous conviennent pas, nous avons une solution pour vous!

Nous sommes désormais un point de dépôt pour les vélos, ici même chez Dumoulin Bicyclettes. À partir de maintenant, vous pouvez désormais déposer votre vélo ici tous les vendredis, de 17h à 20h, et tous les samedis, de 10h à 17h.  Hors de cette période, présentez-vous directement chez Cyclo Nord-Sud svp.

Rappelons qu’une contribution minimale de 20$ par vélo est demandée pour aider Cyclo Nord-Sud à couvrir une partie des frais de transport des vélos vers le Sud.

Nous vous remettrons un reçu pour l’impôt afin de couvrir le don en argent ET le don en vélo (dans la majorité des cas, votre don vous sera “remboursé” sur votre rapport d’impôt).

Cliquez ici pour aller sur le site officiel de Cyclo Nord-Sud

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Histoire de Dahon

L’histoire de Dahon commence en 1975. À l’époque, le Dr. David Hon, le fondateur de la compagnie, était employé par la société Hughes Aircraft en Californie, où il travaillait sur un projet gouvernemental classé secret. Considéré comme une autorité en matière de technologie de laser à solide, le Dr. Hon a contribué à l’avancement de cette technologie en enregistrant une série de brevets aux ÉU (Patent 4,344,042, Patent 4,178,561, Patent 4,019,159 et Patent 4,010,397). Ces avancées technologiques furent mises en application sur des navettes spatiales de la NASA, des systèmes de guidage de missiles et des canons antiaériens guidés par laser. Malgré ses nombreuses réalisations, le Dr. Hon s’est finalement senti à l’étroit chez Hughes Aircraft, principalement parce que ses efforts étaient investis dans la conception de machines de guerre plutôt que dans l’amélioration de la condition sociale dans son ensemble. C’est à ce moment qu’est survenu la crise pétrolière de 1975, et qu’a commencé à germer l’idée de Dahon.

Un jour, alors qu’il attendait dans une interminable file de voitures pour acheter de l’essence, et ce, pour la troisième semaine consécutive, le Dr. Hon a été frappé par l’envergure de la dépendance du monde moderne au pétrole, une ressource non renouvelable qui sera probablement épuisée du vivant de ses petits enfants.

En cherchant des solutions à ce problème de dépendance, le Dr. Hon a renoué avec le moyen de transport qu’il privilégiait lorsqu’il était au collège : la bicyclette. Entièrement écologique et, il faut le dire, assez abordable pour que tout le monde y ait accès, le vélo apparut au Dr. Hon comme une excellente solution. Cependant, le vélo tel qu’il existait à cette époque n’était pas sans défauts. Si le vélo était idéal pour de courts trajets, on ne pouvait en dire autant pour les longs déplacements, comme ceux que doivent faire les personnes qui habitent à plus de 30 km de leur lieu de travail. Le vélo devait être amélioré et transformé pour devenir plus fonctionnel. Il fallait trouver le moyen de l’intégrer facilement aux autres moyens de transport durables, comme le train ou le métro. La solution du Dr. Hon : le vélo pliant ! Ensuite vint la partie difficile, soit de faire passer l’idée à la réalité. Au cours des sept années suivantes, les soirs et les week-ends, le Dr. Hon a construit plusieurs douzaines de prototypes dans son garage. Son but était de perfectionner un vélo pliant qui serait aussi performant qu’un vélo normal et pourrait se plier rapidement et de façon compacte.

Finalement, en 1982, le Dr. Hon lançait le tout premier vélo pliant Dahon. Ce premier modèle reçu un accueil universellement favorable. Ce premier vélo pliant Dahon fut primé à maintes reprises dans le cadre de diverses compétitions de design de par le monde. Plein d’optimisme, le Dr. Hon rendit visite aux principaux manufacturiers de vélos dans l’espoir de trouver une compagnie qui accepterait soit de contracter une licence de mise en marché pour son invention, soit de construire le vélo pour lui. Sans grande surprise, aucune grande compagnie ne s’est montrée intéressée à son idée révolutionnaire.

Il en fallait plus pour le décourager. Déterminé à concrétiser sa vision d’un moyen de transport écologique et durable, le Dr. Hon décida de jouer le tout pour le tout et de construire lui-même son vélo. Il quitta son emploi, trouva trois millions de dollars en capital de risque, s’installa à Taiwan et y fit construire une usine. Un an plus tard, en 1983, les premiers vélos pliants Dahon sortaient déjà de la ligne de montage.

Aujourd’hui, plus de deux millions de vélos plus tard, nous pouvons affirmer que Dahon a eu un effet positif sur le monde. De San Francisco à Amsterdam, en passant par Rio de Janeiro et Tokyo, d’innombrables cyclistes utilisent les vélos Dahon pour se déplacer d’un point A à un point B.

Les gouvernements intègrent maintenant les vélos pliants à leurs plans de transport urbain. Ironiquement, chacun des grands fabricants de vélos visités par le Dr Hon il y a vingt-cinq ans ont commencé à manufacturer des vélos pliants.

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Voyager en vélo en toute sécurité

tente veloPar Torrey Pass et Lucie Poulin

Pedalingsouth.com

Oui, un voyage de vélo comporte certains risques, mais avec un minimum de précautions, vous augmentez considérablement vos chances de revenir au bercail en un seul morceau.

Dormir en toute sécurité

Chaque soir, l’éternelle question revient: où dormir? Trouver un endroit sécuritaire pour lancer la tente n’est pas toujours de tout repos, pourtant essentiel. Là où les campings sont rares, demander l’hospitalité à un propriétaire d’une ferme ou d’une maison avec un grand terrain. Vous êtes alors sûr de ne pas être un imposteur sur les terres de quelqu’un qui pourrait vous surprendre et s’en offusquer. En plus de dormir avec la conscience tranquille, vous risquez de vous faire offrir une douche et un sac de fruits en quittant le lendemain… comme ça nous est arrivé fréquemment en Amérique latine.

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Là-bas également, les pompiers n’éteignent pas seulement les feux; ils hébergent aussi les voyageurs qui cognent à leurs portes. Ce n’est pas le grand luxe, mais cela permet dormir en ville gratuitement et d’avoir accès à une cuisine.

Si vous préférez (et pouvez) lancer la tente entre deux arbres au bout d’un chemin en terre peu fréquenté, assurez-vous seulement de ne pas être vu de la route. Cela peut vous éviter de mauvaises rencontres. Une tente aux couleurs discrètes se dissimule toujours mieux… pensez-y à l’achat!

 

Et les animaux dans tout ça?

Ils sont différents d’un pays à l’autre. Sachez que faire et ne pas faire en leur présence.

 

Ours noir et grizzly? La nourriture, jamais dans la tente, doit être dans un sac pendue à un arbre. Scorpion? Promenez-vous en soulier et secouez-les avant de les mefourmisttre.

Serpent? Ne mettez jamais les mains ou les pieds dans l’herbe haute à l’aveuglette.

Fourmis? Fuyez-les comme la peste! Ne laissez jamais de la nourriture dans vos sacoches la nuit.

 

On roule le jour, on dort la nuit

Évitez d’étirer les heures en vélo après le crépuscule, bien que cela puisse être parfois tentant. Les risques d’accidents sont plus élevés en cas de visibilité réduite. C’est aussi un moment propice aux rencontres non-souhaitées – personnes ivres par exemple. De plus, les gens sont plus réticents à aider dans l’obscurité en cas de malchance. Le soir, après tout, c’est le temps de relaxer et de se refaire des forces pour le lendemain!

Vols et autres agressions

Les histoires de vols en voyage ne sont pas rares. Soyez donc conscients ce que vous montrez: ne flashez pas votre Nikon inutilement et n’ouvrez pas votre netbook n’importe où. Ne soyez pas trop bling-bling, quoi!

Les cyclotouristes trimballent beaucoup de matériel, mais le vélo n’est généralement pas associé avec la richesse, ce qui ne fait pas de nous des cibles. Ceci dit, ne provoquer pas inutilement les âmes fragiles. Évitez de laisser votre vélo sans surveillance. Aux questions de curiosité du genre « Combien ça vaut? », rester flou: « Je ne sais pas, c’est un cadeau. »

 

S’informer sur les dangers

Les locaux sont les meilleurs pour vous mettre au diapason des risques de chaque région; parlez-leurs! Par contre, sachez en prendre et en laisser. À écouter monsieur et madame-tout-le-monde, nous n’aurions jamais quitté Montréal. La peur de l’inconnu et l’incertitude ne doit pas être un frein pour vivre pleinement une aventure!

Bonne route!