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«Hiverniser» son 650B (27,5″) : une solution

650b : un nouveau standard de roue

 

Le 650B ou 27,5″ est un diamètre de roues qui nous provient du vélo de montagne. Son avantage est d’offrir des roues à la fois roulantes et solides, pouvant chausser des pneus plus larges que la moyenne. C’est extrêmement pertinent pour les cyclistes urbains également : des roues plus petites «décollent» plus rapidement et seront plus robustes, donc plus durables. Le Raleigh Redux est par exemple chaussé de ces roues de 650B et vous offre un régal de vélo polyvalent, urbain, robuste et vivant.

 

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Raleigh Redux 2. 2018. Bientôt en magasin !

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Mais l’hiver, comment faire ?

 

Qui dit nouveau standard, issu du vélo de montagne, ne dit pas forcément pneus d’hiver ! Les crampons c’est bien, les clous sur des crampons c’est mieux. L’industrie n’a pas encore ajusté son offre et proposé des pneus à clous dans le 650B. Vous êtes quelques uns à avoir choisi de vous amuser au quotidien sur votre Redux. Comment alors passer un bon hiver ?

Voici ce que nous vous proposons. Comme la majorité sinon la totalité de ces nouveaux vélos sont muni de freins à disques vous pouvez changer de standard de roue pour du 26” et vous monter une deuxième paire de roues dédiée à l’hiver. À l’instar d’une voiture pour laquelle vous pouvez disposer d’un deuxième jeu de pneus sur jante.

 

Optez pour un deuxième jeu de roues/pneus

 

Cette solution propose plusieurs avantages. Le premier sera d’avoir accès à une panoplie de pneus déjà sur le marché, qu’ils soient cloutés (Schwalbe Marathon Winter par exemple) ou non (Continental Winter contact).

Le deuxième sera de conserver vos «bonnes» roues pour les trois belles saisons, et de réserver une paire de roues pour les abrasifs, calcium, gels/dégels, etc. En diminuant le diamètre des roues vous baisserez encore le centre de gravité du vélo pour un gain de stabilité dans les conditions glissantes. Enfin, vous bénéfiecierez d’un espace plus important entre pneus et garde-boue pour éviter l’accumulation de neige/glace qui parfois peut se glisser là.

Votre investissement de base sera plus élevé, mais ce montant sera absorbé à travers les années : vous conserverez vos quatre roues plus longtemps.

 

À combien peut-on évaluer cet investissement?

 

En considérant que vous alliez acheter des pneus d’hiver de toute façon, on doit calculer les deux roues et possiblement deux disques et une cassette si vous ne voulez pas les remplacer chaque saison d’une paire à l’autre. Une paire de roues de bonne qualité avec moyeux à disques dans le 26” peut aller chercher dans les 250 à 300$, pour la cassette et les disques on peut ajouter un autre 150$.

Passez nous voir ou contactez-nous par courriel, téléphone, Facebook ! Il nous fera plaisir de vous produire des devis, de parler de cette solution et de vous convaincre que c’est une super bonne idée !

Schwalbe Marathon Winter

 

 

 

> Tous nos articles sur le vélo d’hiver

 

> Essai de pneus : les Continental Top Contact Winter

 

> Essai de pneus : pourquoi choisir les Schwalbe Marathon Winter ?

 

> Comment ne pas avoir froid aux mains ?

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Pourquoi je choisis les pneus à clous : Schwalbe Marathon Winter

Pierre-Marie LegrainChronique de Pierre-Marie, co-propriétaire de Dumoulin Bicyclettes

J’habite au-dessus d’une piste cyclable. Lorsque j’ai emménagé, j’étais loin de m’imaginer à quel point ce serait inspirant et comment cela me renseignerait sur nos comportements de cyclistes. Histoires, déambulations et observations.

Voilà 8 ans que je connais l’hiver Québécois. Sa longueur et sa froidure, sa ténacité et ses aléas. Lorsque je regarde le passé, ce «pays éloigné»* fait me ressouvenir des anecdotes très diverses : joies intenses, sentiments de fierté, discours militants mais aussi chutes et peurs bleues. Aujourd’hui, je choisis de rouler en pneus cloutés.

 

Joies et fierté, «zou zou gliss gliss», chutes et peurs bleues

 

À l’origine, je roulais des pneus Kenda génériques, à peine sculptés pour évacuer l’eau… Puis sont venus des CX pro, encouragé par toute la communauté cycliste, c’était LA solution… Selon moi, autant d’adhérence sur la route qu’un muffin dans un moule en téflon enduit de Pam. On me disait : « c’est normal. Tu chutes toujours deux ou trois fois par hiver. Ça fait partie de la game. Tu vas voir, tu vas t’améliorer et tes aptitudes aussi».

«Mouais».

Je me souviens par exemple d’une chute mémorable dans une petite rue transversale particulièrement traitresse… Ou encore de ce carrefour Saint-Denis-Bellechasse, que je redoute particulièrement, où une plaque de glace sous un peu de neige m’a carrément envoyé au tapis… au milieu du trafic. Puis vous savez, ce petit feeling vraiment désagréable lorsque vous roulez, ce «zou zou gliss gliss», qui vous fait soudainement convoquer les anges du ciel pour que ça passe et que non, votre roue avant ne décide pas de «foutre le camp» parce que la route est cahoteuse. Oui, c’est vrai, la plupart du temps, toutes ces expériences sont bénignes. Cependant, quelle déconfiture ! Votre confiance est en berne, votre plaisir est expédié ad patres et «pu(…) que j’aurais dû rester à la maison ce matin ! ».

Ah oui ? Père et mari, mon identité a évolué vers une entité plus calme et sereine, mais aussi plus prudente : la chute n’est plus une option «fatale et inévitable». Je l’ai remise à sa place, d’où elle ne devrait jamais sortir : celle du hasard malheureux et rarissime.

 

La chute n’est plus une fatalité

 

Le craquement des clous sur l’asphalte me rassure. Quelque part, il me rappelle que je dispose d’une intelligence supérieure dans le règne animal : l’adaptation. Verglas, pluie, neige fine, neige mouillée et lourde, glace… les conditions sont changeantes, je suis toujours prêt. Lorsqu’il rencontre un sillon glissant, mon pneu suit la pente, et sans hésiter établit le contact pour passer et avancer. J’ai commencé par un pneu à clous à l’avant et un CX pro à l’arrière. Puis un Continental Top Contact winter à l’arrière. C’était très bien. De temps à autres cependant, mon pneu arrière chassait. Je décidai d’éliminer complètement ce potentiel et me voilà «clouté» avant/arrière, loin d’être cloué sur place.

Pour moi, me déplacer est avant tout une affaire de simplicité, d’esprit pratique. Mon «véhicule» doit être fiable et toujours prêt. Il doit servir ma liberté de déplacement, de mouvement. Pour ne pas me restreindre, je dois ressentir un certain confort sur la route. La sécurité, ou plus exactement, le sentiment de sécurité conféré par mes pneus à clous, mes lumières, mes bons freins, mes pédales, tout cet ensemble me procure le confort. Otez-moi un de ces éléments et je me sens vulnérable.

J’ai confiance dans mes pneus. Je sais que je vais rencontrer des conditions difficiles. Mon plan est établit : je suis prêt. Prêt à éviter les déconvenues et surtout, à aimer mon hiver.

 

Pneus à clous : équation simple, solution pragmatique

 

L’équation est simple : clous = sécurité = confort = plaisir = je continue à faire du vélo l’hiver.

Je ne suis pas fou. Je ne suis pas particulièrement courageux. J’ai certainement des principes. J’aime ma liberté de déplacement. J’aime faire cet effort pour moi, pour faire une différence à mon niveau. Je n’adhère nullement à ce qualificatif «d’hurluberlu». Bien au contraire, je me décris plutôt comme un pragmatique du déplacement urbain. Je colle au mieux à mes convictions. Et j’ai bien plus de plaisir à ressentir l’hiver qu’à le subir enfermé derrière des vitres ou pire, dans un habitacle pseudo-hermétique et sécuritaire, me fossilisant et m’asphyxiant.

Je vous souhaite un bel hiver, et vous recommande chaudement pour ce faire, les pneus à clous de Schwalbe, en vente ici.

Ah ! À propos : pour tout achat de pneus à clous, nous vous offrons la pose. Pourquoi ? Parce que nous sommes persuadés que ces pneus vont vous aider à considérer l’hiver non pas comme une plaie mais comme une saison de plus à rouler : et ça, c’est bon pour vous, pour nous et pour toute la communauté !


 

« Le coup d’oeil sur l’Histoire, le recul vers une période passée ou, comme aurait dit Racine, vers un pays éloigné, vous donne des perspectives sur votre époque et vous permet d’y penser davantage, d’y voir davantage les problèmes qui sont les mêmes ou les problèmes qui diffèrent ou les solutions à y apporter. » Marguerite Yourcenar, générique de l’émission Concordance des Temps, France Culture, chaque Samedi.

Cette citation fait écho pour moi à la fameuse chanson «Mon pays c’est l’hiver» de Vignault.