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Mécanique vélo : le jeu de pédalier

Le jeu de pédalier est la clé de voûte de votre vélo. Sans lui, pas de transmission. Sans lui, pas de progression. Mais de quoi s’agit-il ? Quel rôle joue cette pièce ? Quelles technologies existent sur le marché ? Comment l’entretenir ?»

 

Le jeu de pédalier, définition et situation

 

Le jeu de pédalier c’est l’axe principal et le «roulement» de la transmission dont vous êtes le moteur. Il relie les deux bras de pédalier et les «porte» sur ses roulements à billes afin que vous puissiez pédaler et avancer.

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Quand on dit «jeu de pédalier» on parle d’un tout. Un ensemble se constituant d’un axe assis sur deux roulements à billes fixées de chaque côté de la boite de pédalier. La boîte de pédalier étant la partie du cadre cylindrique creuse et filetée, soudée entre les bases arrières et le tube diagonal de votre vélo. Drett’ entre vos jambes pour le dire simplement!

Les premières formes de cet assemblage consistaient en un axe soutenu par des billes libres appuyée sur des cuvettes vissées de chaque côté de la boîte de pédalier. Suivirent différentes versions et technologies, apportant plus de durabilité, de fiabilité et moins de friction. On chercha aussi à gagner en rigidité et en poids.

Les jeux de pédalier les plus courants aujourd’hui sont les cartouches à axe carré. Fiables, robustes, durables, c’est très souvent ce que nous vous recommandons. Il existe aussi les jeux de pédalier à cuvettes externes. Ceux-ci sont plus haut-de-gamme, et vont favoriser un meilleur roulement, une rigidité accrue (pour un meilleur transfert des forces).

Sachez qu’il existe encore d’autres formes de jeux de pédalier, appelés «pressfit» c’est-à-dire maintenu par la pression des roulements entre eux, mais qui sont employés sur des vélos de performance (route ou montagne) et qui n’ont pas vraiment lieu d’être sur ce site !

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Et vous ? plutôt axe carré (photo du milieu) ou pédalier externe (photo de droite)?

 

 

Quelles implications ?

 

L’axe du jeu de pédalier peut avoir différentes longueurs. Le choix de la longueur n’est pas fortuit. En effet, le jeu de pédalier influence directement la mécanique de la transmission. Comment cette pièce si cachée et si éloignée du dérailleur ou des leviers peut influencer le passage des vitesses à l’arrière du vélo ?

La notion clé ici est celle de «ligne de chaîne». Celle-ci, pour être «belle» doit être la plus rectiligne possible, ou plus précisément, doit faire travailler le moins possible les maillons sur leur largeur. Une belle ligne de chaîne assure juste ce qu’il faut de tension à la chaîne, sans exagérer aux extrémités.

Une belle ligne de chaîne assure un fonctionnement du changement de vitesse fluide, ainsi qu’une durée de vie de la transmission plus longue.

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Quel entretien ?

 

Une pièce aussi importante de la mécanique de votre vélo ne devrait pas être négligée. Rassurez-vous, c’est un entretien pas trop récurrent et assez simple, conséquemment peu dispendieux.

Vous pouvez «auto-diagnostiquer» très facilement l’état de santé de votre jeu de pédalier. Les deux types de problèmes fréquemment rencontrés sont : le «craquement» et le «lousse» (ou «slaque»).

Le craquement est très simple à identifier: à l’oreille, et lorsque vous appuyez sur les pédales… «Crac», «couine», «crinque»… Bref, vous imaginez le topo. C’est caractéristique d’un manque de graisse sur les filets du jeu de pédalier. Le remède est donc de démonter le-dit morceau, nettoyer les filets, graisser le tout, le remonter.

Le deuxième problème est un déficit de serrage du dispositif. Le «lousse» (un «jeu» dans le jeu de direction, c’est vraiment pas beau!), va faire bouger votre pédalier et est plus «risqué» mécaniquement. Cela peut être la conséquence de différentes choses, cependant le plus souvent, il s’agit d’une usure des roulements à billes, de la cartouche, ou bien simplement un axe pas assez serré. Là-encore, vous pouvez vous en rendre compte facilement : cela peut causer du bruit, mais surtout vous allez sentir que vos pédales bougent, qu’elles sautent, qu’elles ne sont pas aussi inspirantes que d’habitude. Dès que vous sentez un problème de ce genre, venez nous voir ou intervenez ! C’est primordial, parce que ce qui est un petit slaque au début devient vite un grand lousse et peut rapidement virer à une série d’ennuis mécaniques.

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Un pédalier qui tourne rond, sans résistance et sans bruit, c’est beau!

Photos: Christian Brault

Transmission Shimano XTR

Mécanique vélo : la transmission

Dans le monde du vélo, on parle fréquemment de la «transmission». Ça nous parait évident, mais «les évidences peuvent maintenir l’ignorance». Aussi, avons-nous décidé de nous attaquer à la transmission dans notre rubrique «mot du jour».

Qu’est-ce ? Quelles conséquences sont liées au choix de la transmission ? Comment y faire attention ? Comment l’entretenir ?

 

Transmission : tentatives de définition

 

La magie du vélo c’est de transformer l’énergie d’un humain en déplacement. La transmission, c’est la baguette magique. Malgré une grande simplicité, ce mécanisme à traversé les époques sans grande modification de fond, gage d’un design efficace.

En quoi consiste cet ingénieux système ? Partant du moteur le plus écolo qui soit, vous et deux pédales, les «manivelles» posées sur un «pédalier» entrainent une chaine ou une courroie. La chaine vient tourner autour d’un engrenage nommé «pignon». À son tour, le pignon fixé sur le moyeu de la roue arrière produit la rotation de cette dernière. Ce système simple fut bonifié par la merveilleuse invention du «dérailleur» qui, comme son nom l’indique, envoie sur d’autres rails (d’autres pignons) la chaine afin de modifier le «braquet» de pédalage.

La transmission c’est ainsi l’ensemble des pièces qui permettent à vos jambes de faire avancer le vélo. Parmi ces pièces on peut compter : le pédalier, les pédales, la chaine, le ou les pignons. Les leviers de changement de vitesse, les dérailleurs avant et arrière, la cassette, le jeu de pédalier peuvent aussi entrer dans la catégorie. Lorsque l’on parle de «transmission» comme argument de vente, on va plutôt évoquer la qualité des leviers de changement de vitesse et des dérailleurs avant et arrière.

 

Quelle importance donner au choix de transmission ?

 

Lorsque vous achetez un vélo ayant une «meilleure transmission», vous vous assurez de plusieurs conséquences.

Premièrement, la satisfaction lors de l’utilisation.

Votre plaisir lorsqu’il s’agit de transmission provient du confort et de l’efficacité. Avec des meilleurs leviers, vous obtenez des changements de vitesses plus précis. Avec un meilleur dérailleur arrière, cette précision se traduit par une efficacité plus importante : la chaine monte mieux et descend mieux sur les pignons. Avec une meilleure transmission, vous obtenez des pièces plus durables, c’est-à-dire que la qualité de ces changements de vitesses sera constante plus longtemps.

Deuxièmement, la fiabilité.

Une meilleure transmission restant plus constante dans le temps, vous gagnerez ainsi en fiabilité. Quoi de plus déplaisant lorsque vous êtes un peu en retard le matin que d’avoir à «ramasser» votre chaine pour la remettre sur ses pignons ? C’est sale, c’est plate… Vous ne voulez pas ça.

Avoir un dérailleur Shimano XTR ne prévient pas forcément du «déraillement» mais les probabilités que ça arrive sont quand même plus faibles qu’avec un dérailleur d’entrée de gamme.

Vous souhaitez un vélo «sans souci» ? Optez pour une transmission à courroie !

 

Quel entretien ?

 

L’un des deux devoirs du cycliste envers sa monture, c’est de lubrifier sa chaine. Le deuxième est de garder ses pneus à la bonne pression.

Comment lubrifier la chaine ? Optez pour une huile spécialement conçue pour cela. Choisissez parmi des produits plus ou moins visqueux. Un lubrifiant plus gras, plus épais tient plus longtemps et lubrifie en profondeur. Vous utiliserez ce genre de lubrifiant si vous ne voulez pas répéter le processus trop souvent. Si vous roulez à l’année longue, ne soyez jamais avare d’huile et surtout, préférez les plus visqueuses.

Les lubrifiants plus liquides sont intéressants car ils agrègent moins de saletés sur la transmission. Cependant, ils disparaissent plus rapidement. Il faut donc répéter l’opération très souvent pour un usage urbain.

Apposez l’huile sur la chaine et faites tourner les manivelles plusieurs tours en pédalant en arrière. Ainsi vous appliquez l’huile sur l’ensemble de la chaine. Changez de vitesse pour assurer une lubrification des pignons. Enfin, passez une guenille en faisant de nouveau tourner en arrière les manivelles. Ceci permet d’ôter l’excédent et garde votre transmission plus propre plus longtemps.

 

Glossaire

 

Transmission Shimano XTR

 

Cassette : une cassette est un ensemble de pignons que l’on «glisse» sur un axe appelé «corps de cassette». C’est dans le corps de cassette que se situe les roulements (les billes de roulement). Ainsi, ce sont bien des pièces différentes qui agissent ensemble. Ceci augmente l’efficacité, permet le gain de poids, plus ou moins de rigidité, etc… Des technologies et mécaniques qui vous donnent plus de qualité, plus de durabilité qu’une roue libre.

Roue libre : le principe des pignons, mais ne se détachant pas l’un de l’autre. La roue libre est un bloc qui vient se visser sur le moyeu. Le roulement de la roue-libre (les billes de roulement) font partie du bloc.

Chaine: ensemble de maillons «connectant» le pédalier aux pignons. Une chaine s’use : il faut la changer régulièrement. Plus vous laissez une chaine s’user sur votre vélo, plus votre transmission s’use au complet. Il est plus simple et moins coûteux de changer juste une chaine que la transmission «chaine, cassette, pédalier». Car tout cela s’use en famille, mais pas à la même vitesse. La chaine s’use plus vite que la cassette, et la cassette s’use plus vite que les plateaux de pédalier. Il existe des chaines de différentes largeurs : une chaine 10 vitesses n’est pas aussi large qu’une chaine de 8 vitesses, mais pas aussi étroite qu’une chaine de 11 vitesses. La compatibilité de la chaine est primordiale pour que votre transmission fonctionne au mieux.

Dérailleurs : les dérailleurs permettent le changement de vitesse. Vous n’allez pas forcément plus vite ou plus lentement. Au contraire, lorsque l’on parle de changement de vitesse, on parle plutôt d’un changement de braquet ou de ration de pédalage. Les dérailleurs également ont leurs règles de compatibilité : vous pouvez utiliser un dérailleur 10 vitesses pour une cassette 9, mais l’inverse n’est pas vrai!

Pédalier: le pédalier est la pièce retenant les manivelles, les pédales et les plateaux ensemble. Posé sur un jeu de pédalier, c’est la «roue» qui tourne et qui transmet votre force physique à la chaine et aux roues. C’est en tournant le pédalier que vous avancez.

Leviers de vitesse : là-encore des pièces primordiales sur votre vélo. Servant donc à changer de vitesse, ou modifier votre braquet, les leviers sont situés sur votre guidon et tirent ou relâchent les câbles de dérailleurs. En ajoutant de la tension, les leviers font monter le dérailleur sur la cassette arrière, tandis qu’en relâchant de la tension dans le câble, le dérailleur redescend. La compatibilité est primordiale et implique le nombre de vitesses, la capacité de tirage du câble, etc… Vous pouvez avoir le meilleur dérailleur arrière du monde, si vous êtes équipés des pires manettes… le résultat sera médiocre !

Braquet ou Ratio ou développement : trois termes plus ou moins synonymes pour parler d’une chose simple à comprendre mais difficile à expliquer ! Le braquet, c’est le rapport entre le nombre de dents du plateau du pédalier et le nombre de dents du pignon de la roue arrière. Lorsqu’on vous dit que vous êtes en 44-16, cela signifie que votre chaine est sur un plateau avant de 44 dents, et sur un pignon arrière de 16 dents. Votre ratio (ou braquet) de pédalage est alors de 44/16, soit 2,75.

Le développement, c’est la distance en mètres parcourue à chaque tour de pédalier, en fonction du braquet engagé. Le développement se calcule comme suit : (nb de dents du plateau avant/nb de dents du pignon arrière) x circonférence de la roue. Ainsi avec une roue de 26″ et des pneus de 2″ de large, sur un braquet de 44-16, vous avanceriez de (44/16)x2114mm = 5813,5mm. Soit 5,81m par tour de pédalier. Plus votre ratio de pédalage sera élevé, plus cette distance sera grande. Simple, non ? Attention, un «gros braquet», ça prend des mollets pétillants et des genoux en pleine santé ! On préfère vous conseiller la souplesse et de toujours employer le ratio adéquat : pour repartir de la lumière un plus petit braquet, pour gravir un faux-plat montant un braquet plus important, pour descendre l’avenue du Parc, un braquet de champion !

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Une cassette toute démontée ! Vous pouvez voir les pignons !

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Cassette sur son moyeu.

 

 

 

Lisez-en plus sur le blogue!

 

-> Courroies de kevlar et moyeux internes.

-> Entretien de son vélo en hiver

-> Le jeu de pédalier, qu’est-ce que c’est ?