bas du fleuve

Un défi: vivre sans auto en région

Salut chers lecteurs du blogue Dumoulin!

Permettez-moi de me présenter: je m’appelle Rémi, j’aurai 27 ans cette année (ayoye!). Je suis un “maudit français”: après une maîtrise obtenue en 2010 à Montréal et un an de voyage, je me suis trouvé une belle job au Québec. C’est à Matane, la plus gaspésienne des villes du Bas-Saint-Laurent, que je vais m’installer pour les prochaines années.
J’ai toujours préféré rouler à marcher. C’est à vélo que je suis parti en voyage, c’est à vélo que je vivais à Montréal. Avouons-le, au moins pour un jeune sans enfants, le vélo est de loin le meilleur moyen de transport en ville. Je pense que l’affirmation est généralisable, mais bref, je vous laisse en débattre.
Si je roule à vélo, ce n’est pas seulement par goût et pour tous les avantages que cela offre, mais c’est aussi par conviction: on doit s’affranchir du pétrole.
C’est pour ça que dans ma nouvelle vie de jeune voleur-de-jobs-à-d’honnêtes-québécois, je voudrais continuer à vivre sans auto. Je sais que ce ne sera pas possible dans ma vie professionnelle, puisque j’aurai à me déplacer rapidement un peu partout au Québec, en emportant avec moi toutes sortes d’équipements.
Mais je compte bien, dans ma vie personnelle, m’affranchir le plus possible de l’automobile. À Montréal, c’est facile: il y a des transports en commun et des ateliers de vélo partout en cas de problème, et quelque soit ce dont vous avez besoin, ça se situe dans un rayon tout à fait cyclable.
En région, c’est autre chose. Matane n’est pas à plaindre: il y a un magasin de vélo, une boulangerie, et un tas d’autres choses moins importantes. Mais par exemple, pour aller voir Anonymus en concert, il faut aller à Rimouski. Et c’est à 94 km de là: on commence à vouloir prendre l’autobus.
Mais une fois sur place, comment faire? Pas de Bixi, à Rimouski. Pas de métro non plus…et puis, faut l’avouer, Bixi est un char d’assaut, et le métro est un sous-moyen de transport. (C’est sous terre, je veux dire.)
La solution est évidente: un vélo pliant! On roule jusqu’à la gare, clic, clac, on plie la machine, on se fait transporter, clic-clac, on roule depuis la nouvelle gare. C’est donc dans un beau Dahon Mu Uno que j’ai investi. Je l’ai appelé Georges, et je vous en dirai du bien plus tard!
Au cours des prochains mois, je chroniquerai donc ici mon aventure matanaise sur deux roues. J’espère ne pas vous avouer un jour que j’ai acheté une auto…
Au plaisir de vous écrire!

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