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Jim est mécanicien chez Dumoulin Bicyclettes. C’est un passionné. Il fait du vélo, on a envie de dire, pour vrai, même si c’est un peu un lieu-commun inadéquat. Disons qu’il est un voyageur à vélo exceptionnel et que son enthousiasme pour la “Petite Reine” l’a amené à rejoindre l’équipe de Dumoulin. Voici son témoignage.

Salut Jim, peux-tu nous brosser une esquisse d’auto-portrait ?

Je m’appelle Jim, je suis mécanicien chez Dumoulin Bicyclettes depuis trois saisons. Je suis papa de deux garçons, et… j’aime le vélo ! Entre autres.

J’ai fait beaucoup de choses différentes dans ma vie : des études en graphisme, en histoire, en philosophie. Je peins et dessine, je suis musicien (batterie). J’ai travaillé longtemps en tant que traducteur anglais-français… J’ai eu la chance de voyager aussi et de vivre dans d’autres pays. Avant de travailler ici, j’ai habité en Jordanie, un pays magnifique. J’y ai fait les plus belles sorties de ma vie. C’est un pays cycliste hallucinant. Des montagnes, dans une chaleur sèche, avec une somme historique impressionnante, et des paysages somptueux…

Le vélo m’a toujours accompagné : cette passion m’habite depuis longtemps dans ma vie adulte. Je n’ai pas de permis de conduire et je me déplace uniquement en vélo ou à pied, parfois en transport en commun. Lors de nos vacances en famille, on voyage en vélo. C’est notre mode de vie.

Pendant une douzaine d’années, j’ai partagé un atelier avec des copains. On y pratiquait cette passion du vélo, ou plutôt, on prolongeait la passion. On y faisait du montage de roues, on y entretenait nos montures, on échangeait nos parcours, on en parlait. Puis j’ai aussi fabriqué des cadres de vélos, soudés des porte-bagages, un peu parce que je ne trouvais pas ce qu’il nous fallait, beaucoup parce que faire soi-même son vélo était un rêve.

Les vacances en vélo tu dis ? Ça se passe comment ?

Depuis que j’ai quinze ans, je fais des petits voyages, et de plus longs. Le vélo me procure un sentiment de liberté totale, de bonheur complet. Être dehors, 24h/24 en vélo camping, ça nous fait ressentir l’environnement, nous donne une connaissance du territoire bien différente qu’en “passant par là, sur une autoroute”. Il y a une fierté à se déplacer par ses propres moyens, et la perception de la nature, des sons, des odeurs qui nous enveloppent… à vélo, c’est merveilleux.

Aussi, ma conjointe et moi faisons du cyclotourisme avec nos enfants depuis qu’ils sont tout petits. Ça a commencé avec une remorque, puis un tandem follow-me, puis les enfants ont appris à rouler… et comme nous faisons tout en vélo, ce fut naturel pour toute la famille. Nous avons la chance de faire des voyages à vélo avec une bande de copains et leurs enfants : cette année, pour le tour du Lac St-Jean, dix adultes, quatorze enfants. Un pur bonheur. C’est merveilleux de voir les enfants s’épanouir ensemble, s’entraider, placoter durant des heures. Puis une fois arrivé au camping, «zou» ! Plus personne, tous les enfants s’occupent…

Ça fait plus de dix ans que ça dure et chaque année, tout le monde se retrouve pour une ou deux semaines de camping et c’est une grande chance, oui. Un vrai plaisir collectif.

Peux-tu nous en dire plus sur la fabrication de tes vélos ?

Comme je disais plus haut, l’impulsion initiale a été de réaliser un rêve : rouler sur un vélo que j’avais fait de mes mains. Faire quelque chose de plus moderne que le vieux Marinoni à raccords que je possédais alors, avec une géométrie plus sportive.  J’ai appris le brasage, les notions de géométrie et les implications que ça peut faire. Ça a donné une belle monture qui a roulé au Québec et dans les Pyrénées entre autres, pour plus de 20000 km. Ce premier projet est désormais… au repos !

Puis les voyages m’ont amené à fabriquer des vélos pour mes garçons. Des bons vélos de 20″, de 24″, à la fois confortables, moins lourds et plus polyvalents. C’est pas que ça n’existe pas ou que ça n’existait pas sur le marché, mais j’éprouve une vraie fierté à voir mes garçons rouler sur des cadres que j’ai soudé. Un trip de papa passionné.

Jim et le cadre de 24” qu’il a fabriqué pour ses enfants.

Cette passion qui t’a amené dans l’atelier de Dumoulin
…

Tous ces voyages, toutes ces randonnées, ces expériences m’ont amené à travailler comme mécanicien de vélo. La mécanique, c’est la continuation de ma passion. J’aime ça. J’aime le vélo. L’objet, l’idée, la philosophie, les pièces, le fonctionnement, la géométrie, la mécanique…
J’éprouve une grande satisfaction à recevoir entre les mains un vélo “délabré” et à le remettre en bon état. Rendre fonctionnel. Réutiliser. La personne va être heureuse de rouler encore une fois sur son vélo. Cette pensée est très positive et j’ai du plaisir à observer les sourires des gens à la remise de leur vélo. Ça me touche.

Quelles sont tes tâches ? Peux-tu nous décrire ton travail ?

Ma tâche est de réparer des vélos… ce qui signifie tellement de choses en fait. Chaque journée est différente : il y a des crevaisons bien sûr, mais un montage d’un vélo cargo neuf à remettre à une famille, un vélo pliable à entretenir avec tous les défis techniques que ça implique, assembler une roue sur un moyeu à dynamo, donc faire le filage et régler le tout, remettre en état un moyeu à vitesses internes, démonter, nettoyer, graisser, aligner, remonter…
De multiples “problèmes” à régler, différents toujours malgré leurs ressemblances, et trouver le bon réglage, la solution, c’est très agréable.
C’est pareil mais toujours différent ! En conséquence, il y a un apprentissage régulier, si ce n’est permanent. Des nouvelles pièces, des nouveaux vélos, des nouvelles technologies… L’industrie nous «gâte» en inventant des nouvelles façons de changer les vitesses, de propulser un vélo, des vieux nouveaux standards !
J’aime cet aspect de mon travail.

L’alignement d’une roue : un savoir-faire impliquant patience et précision, méthode et concentration.

Quels conseils donner à un(e) candidat(e) ?

Là où il y a de l’envie, il y a du possible ! Je conseillerais d’être honnête quant à ses compétences : il ne sert à rien de dire que l’on sait tout faire, les mécaniciens chevronnés savent qu’il y a toujours à apprendre.
En conséquence, avoir une bonne conscience de ses propres compétences, savoir faire, mais savoir écouter, savoir puiser dans son expérience, sa pratique du vélo.
J’ajouterais que ça prend un désir, un amour du vélo. Le désir d’apprendre, l’amour de l’engin et de sa fonctionnalité.

Chez Dumoulin Bicyclettes, nous avons une équipe conviviale, avec des individus qui ont tous un vécu intéressant, une touche personnelle enrichissante. Ça donne une atmosphère agréable avec un esprit d’équipe réel, qui rendent le partage des compétences facile.

Et puis, j’adhère complétement à la mission particulière et les valeurs de Dumoulin : transport alternatif, promouvoir le vélo comme mode de vie, comme moyen de transport.

Dumoulin Bicyclettes est toujours à la recherche de talents pour compléter l’équipe. Mécanicien(ne), conseillère ou conseiller, et bien d’autres tâches sont à faire. N’hésitez jamais à nous apporter un CV ou à nous faire savoir votre intérêt en nous contactant !

D’autres témoignages sont aussi à consulter :

Béatrice, conseillère

Paul, conseiller

Joanne, conseillère

Frédéric, aviseur technique

Julien, mécanicien

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