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Julien est mécanicien depuis 9 ans chez Dumoulin Bicyclettes. Il nous explique pourquoi il travaille ici, ses motivations, ses satisfactions et pourquoi venir rejoindre l’équipe.

Salut Julien, peux-tu nous brosser une esquisse d’auto-portrait ?

Je m’appelle Julien, j’ai 29 ans et je suis mécanicien de vélo depuis 9 saisons. J’ai été engagé comme “monteur vélo” et à l’époque je n’avais pas beaucoup de compétences techniques, mais je roulais déjà à vélo pour me déplacer et bien sûr, le monde de l’atelier et de la mécanique vélo m’attirait.
Je roule en vélo par plaisir mais surtout pour me déplacer en toute liberté en ville. Ça me permet de me rendre au travail, chez les amis, et surtout c’est un outil essentiel pour assouvir ma passion absolue : la batterie. Je suis musicien depuis l’âge de 9 ans, je pratique, j’enseigne et je voyage grâce à la musique. J’ai en effet pu tourner au Canada, aux Etats-Unis, en Europe et au Japon avec mon groupe Gulfer.

La batterie, c’est un exutoire, une forme d’expression. C’est me frotter à des rythmes compliqués, les apprivoiser après les avoir compris, les interpréter. C’est… beaucoup pour moi !

Après avoir lu cet article, on vous conseille de cliquer sur cette photo pour découvrir, écouter et soutenir Gulfer.

Il y a quelques années, j’ai suivi une formation de machiniste : un intérêt directement lié au monde du vélo. En voyant des pièces de chez Thomson, Chris King, Paul Components et d’autres manufacturiers d’Amérique du Nord, j’ai voulu explorer ces horizons. À l’époque, j’avais le rêve utopique de vivre dans un milieu ressemblant à la Californie, de faire du vélo 365 jours par année, en fabricant mes propres pièces… Rendu au moment de me professionnaliser, je me suis rendu compte que ce n’était finalement pas pour moi !

Une autre de mes passions, la bouffe. J’aime cuisiner. J’aime boire du café, 3e vague, mais aussi l’infuser moi-même, l’extraire manuellement. Boire des spiritueux du Québec, de la bière de micro-brasserie. Il y a une idée de contrôle des paramètres, de personnalisation du goût. C’est intéressant pour moi de sortir de la standardisation qu’on cherche à nous imposer. Manger vietnamien, c’est une routine pour les Vietnamiens : j’essaie de faire en sorte d’y arriver aussi. Ça implique de me renseigner, de lire des recettes, de choisir les ingrédients. C’est extrêmement intéressant et juste… bon!

Ça me résume bien je trouve : quand j’aime quelque chose, j’approfondis mes connaissances, ma compréhension globale, je vais au bout. En musique, pour faire du café, pour le montage d’une roue, pour cuisiner…

Ça a été quoi ton parcours ? Quel est ton rôle ? Quelles sont tes tâches ?

Avant de travailler chez Dumoulin, j’ai fais du service à la clientèle dans d’autres commerces et dans un restaurant. J’ai commencé aussi un DEC en Interprétation Jazz. C’est le Jazz qui m’a amené à la batterie. Et puis, vraiment, la passion vélo m’a «attrapé» : j’ai eu la chance de me monter un beau fixie et de rouler pour me déplacer. J’ai profité d’une offre d’emploi pour me présenter chez Dumoulin et j’ai embarqué à fond !

Montage de vélo, réparation de crevaison, entretiens mineurs puis de fil en aiguille, j’ai acquis des compétences pour arriver où j’en suis. C’est-à-dire que je suis maintenant une personne ressource dans l’atelier, avec une large expérience et une capacité à résoudre certains problèmes plus complexes.
Mes tâches aujourd’hui sont là : faire de la mécanique, être une source d’informations et puis… relever des défis un peu stressants, comme sortir une vis «pétée» d’un cadre de vélo neuf… vendu pour le lendemain matin !

Faire de la mécanique pour moi, ça veut dire diagnostiquer, ajuster, réparer. C’est aussi s’ajuster aux machines que l’on a en face de soi et utiliser les bons outils : changer un câble de vitesse est simple, diagnostiquer un problème et le régler sur un vélo électrique ou un vélo cargo, ce n’est pas le même chemin. Et parfois régler un problème sur un vélo électrique est plus facile que changer un câble de vitesse !

Diagnostiquer, nettoyer, réparer, ajuster : c’est ça faire de la mécanique pour Julien

Quelles satisfactions retires-tu de ta job de mécanicien ?

Ajuster un vélo parfaitement – patins de frein, vitesses, direction – c’est ce qui me rend fier. Pour moi, c’est devenu moins laborieux au fil du temps et à mesure que j’affinais mon savoir-faire.

Aujourd’hui, je m’attaque à des problèmes auxquels je n’ai pas de solutions, des situations plus risquées. J’utilise mes compétences acquises en formation de machiniste, j’utilise mon expérience. Par exemple, percer des trous dans un Nihola pour y installer un système électrique, ça demande bien de la réflexion. Un prof lors de ma formation de machiniste nous disait toujours «enlever de la matière c’est pas long… mais une fois que c’est enlevé, ça se remet pas en place». Il faut prendre le temps de bien préparer son installation, de choisir les bons outils, de faire le pas de recul pour réussir. C’est excitant et stimulant à la fois. Et puis, c’est un beau défi dans un environnement où l’on est en permanence sollicité !

D’un point de vue humain, c’est aussi un milieu exceptionnel. J’ai rencontré plein de gens, certains sont devenus des amis, des gens qui viennent de biens des places différentes, qui ne sont pas aux mêmes places non plus dans leurs vies. Des ingénieurs, des gens en voyage, des étudiants en formation hyper pointues ou des futurs menuisiers. Des gens qui réparent des tracteurs, des profs. Travailler chez Dumoulin, c’est vraiment côtoyer des gens de tous horizons et ça me plait beaucoup. C’est enrichissant.

D’un point de vue humain, c’est aussi un milieu exceptionnel

Notre atelier est beau, avec de beaux outils, on a un bel espace et le bon équipement pour s’exprimer. L’atmosphère de travail y est chaleureuse et sympathique.
Et puis… Le marché Jean Talon à proximité, pour quelqu’un qui aime la bouffe, c’est un facteur clé de bien-être !
Chez Dumoulin, la mission est un peu différente d’autres «shops». On a une proposition de transport alternatif, pour les familles, pour les gens qui délaissent l’auto. Pour le loisir aussi, mais ça tend à aller plus loin que ça. C’est une position qui me plaît et qui me convient.

Quels conseils donnerais-tu à un candidat(e) potentiel ?

Viens porter ton CV ! N’hésite pas, peu importe tes connaissances. L’important est l’attitude et la volonté de faire.
Plus généralement, je dirais qu’il faut une ouverture et une envie d’apprendre. Savoir écouter et partager, savoir entendre les critiques sans orgueil aussi : si tu fais une erreur, ça peut t’emmener vers le négatif et ça ne sert à rien. Il y a plein de façons de faire mais l’important n’est pas là, l’important est de se faire confiance et d’écouter les conseils pour faire grandir tes compétences et pour ton épanouissement.
Tu acquiers des connaissances nombreuses, tu te formes dans un milieu professionnel et c’est très bien pour ton parcours à l’intérieur de Dumoulin, mais aussi pour l’avenir de toutes et tous. Travail d’équipe, exigences professionnelles, erreurs et réalisations, c’est très formateur tout ça !
Viens !

Dumoulin Bicyclettes est toujours à la recherche de talents pour compléter l’équipe. Mécanicien(ne), conseillère ou conseiller, et bien d’autres tâches sont à faire. N’hésitez jamais à nous apporter un CV ou à nous faire savoir votre intérêt en nous contactant !

D’autres témoignages sont à consulter :

Joanne, conseillère

Jim, mécanicien

Béatrice, conseillère

Paul, conseiller

Frédéric, aviseur technique

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