Un vélo à sa taille, que l’on maitrise bien et dans lequel on a confiance, c’est ça un bon vélo de déplacement.
On peut débattre des heures durant sur les combinaisons de pièces mécaniques qu’il faut ou ne faut pas pour passer l’hiver, mais une chose est certaine, si le vélo que l’on roule n’est pas agréable, il restera plus souvent qu’autrement à la cave et même pire, il pourrait simplement être «oublié» dans un banc de neige !
Une fois trouvé, il n’existe pas de fatalité. On peut souligner qu’il n’y a pas de vélos qui soient à l’épreuve de la météo en hiver. C’est entendu. On ajoute même volontiers dans les allées de l’atelier qu’il n’y a pas de vélo qui peut rouler quotidiennement, peu importe la saison, sans qu’on lui offre de l’attention. Les vélos sont des objets mécaniques qui passent du temps dehors, sous les éléments. C’est normal de constater de l’usure : on les utilise pleinement.
En hiver, les agrégations de calcium, de boue, d’eau salée, de différents abrasifs, tout cela abime les vélos. En fait, pour être précis, ça abime les pièces et les fixations des pièces.
Pourtant, il est possible de faire durer un vélo d’hiver dans le temps. Certain.e.s de nos client.e.s utilisent leur vélo quotidiennement, pendant cinq, sept, neuf, dix ans ! Au-delà, c’est plus rare.
Comment peut-on faire durer aussi longtemps nos vélos ? grâce à de l’entretien préventif et réactif. Certaines pièces seront à changer : on peut penser à des étriers ou des mâchoires de frein, des dérailleurs. Les câbles et gaines bien sûr… Mais ces pièces changées prolongent la durée de vie du vélo. Il est très rare pour notre atelier de devoir dire à une personne : désolé, mais ce cadre de vélo est rouillé à l’os, il ne faut plus le rouler…
C’est très rare : ça ne veut pas dire qu’il faut négliger son cadre, ne pas le nettoyer, mais c’est moins un «danger» qu’il n’y parait.
Vélo hybride, monovitesse, fatbike, vélo cargo, vélo électrique, vélo de cyclocross… Le vélo sur lequel vous vous sentez bien doit vous ressembler : il doit vous inspirer et vous encourager à rouler.
À propos de le mécanique. Nous sommes fiers de notre savoir-faire et des services que nous proposons. Nous avons ajusté nos forfaits de mise au point et de préparation hivernale pour que nous puissions mettre un maximum de chances de votre côté. Les résultats sont là. On le constate, année après année, on peut travailler sur vos vélos et on peut les entretenir. Nous avons réduit considérablement le nombre de vélos avec des pièces figées, nous réussissons à faire durer les montures. C’est tout un résultat !
Cependant, il se peut que malgré la préparation minutieuse, l’hiver gagne ! C’est un courrier de Chasseurs Courrier que j’ai rencontré qui disait : «Pars du principe que tu vas perdre contre l’hiver. C’est normal, tu dois l’accepter.». À quoi faisait référence ce cycliste ultra-expérimenté ? Au gel et au dégel, à la pluie froide, à la neige fondante et à toute l’humidité qui règne durant l’hiver. Lorsque l’on barre son vélo à l’extérieur par un temps de pluie verglaçante, c’est vrai qu’il se peut qu’on perde l’usage des freins ou des vitesses, malgré tout l’amour et la graisse que nous avons mis sur votre vélo.
Cette réalité, là-encore, n’est pas une fatalité. Nous avons des solutions à vous proposer : des bâches, des couvre-guidons, des mitaines de guidon qui aideront. On ne gagne pas à tout coup, c’est vrai que l’hiver est le plus fort. C’est avec humilité qu’on lui demande «droit de passage.».