Cet article est écrit par notre ami Rémi qui, après une maîtrise obtenue en 2010 à Montréal et un an de voyage, s'est retrouvé pour le travail à Matane, la plus gaspésienne des villes du Bas-Saint-Laurent, pour les prochaines années. Il nous relate donc à l'occasion ses histoires avec ses fidèles compagnons sur deux roues, en particulier Georges, un Dahon Mu Uno.
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Merci, les moutons!
Vraiment, merci, les moutons. Grâce à vous, mes trajets hivernaux sont bien plus confortables. Allez, je m'explique.

Les moutons en question, ce sont les mérinos de Nouvelle-Zélande. Enfin, ils peuvent vivre ailleurs, bien sûr... je vous laisse lire l'article de Wikipédia pour connaître tous les détails zoologiques. Icebreaker est la marque la plus connue qui utilise la laine mérinos, issue des moutons du même nom. Elle est basée en Nouvelle-Zélande, et utilise fièrement les beaux paysages et les belles bêtes de ce pays pour vendre ses produits.
J'ai testé plusieurs vêtements, pour rouler quand la température baisse et qu'on ne peut plus sortir confortablement à bras nus. Croyez-le ou pas, mais la laine mérinos, c'est vraiment ce que j'ai trouvé de plus approprié. Ce qu'Icebreaker vante, c'est-à-dire une respirabilité exceptionnelle, une adaptation parfaite à une grande plage de températures, pas d'odeur... c'est vrai!
J'ai tendance à avoir chaud et suer assez vite. Avec mes vieux t-shirts en coton, j'étais toujours bien humide, voire complètement trempé, en arrivant à destination. Inutile de préciser qu'en hiver, c'était vraiment pas pratique. La laine, en revanche, garde au chaud même quand elle est humide. Et surtout, elle sèche très vite! Dans de bonnes conditions, quelques dizaines de minutes suffiront à sécher votre chandail une fois rendu au travail.
D'ailleurs, si votre trajet est court et que vous ne vous changez pas en arrivant à destination, vous n'aurez pas trop chaud pour autant en restant à l'intérieur avec votre petite laine. La laine mérinos, c'est chaud quand il fait froid dehors, et frais quand il fait chaud. Ça a quelque chose d'un peu magique. Probablement que des moutons microscopiques régulent la température du tissu. Qu'est-ce qui nous prouve le contraire?
Ce que j'aime, aussi, c'est que cette laine ne prend pas d'odeur. Combien de temps peut-on porter un vêtement en coton, ou en synthétique, avant qu'il ne commence à dégager un délicat fumet, qui rappelle aux collègues notre bien-aimé moyen de transport? La sueur, ça ne pue pas, par contre, les bactéries qui se logent dans les vêtements, si. Mais ces mêmes bactéries n'aiment pas la laine! Sans exagérer, je roule plusieurs centaines de kilomètres de vélo-boulot avant de laver ma couche de base en laine. Et mes collègues ne se bouchent pas le nez en me voyant arriver, ils se contentent de me demander encore une fois si je suis venu à vélo, comme si les glaçons dans ma barbe ne répondaient pas à la question.
En bref, la laine mérinos, je ne pourrais plus m'en passer. Tout mon corps, ou presque, en est maintenant couvert. Je ne peux donc que vous conseiller d'investir! Mais attention, l'essayer, c'est l'adopter...
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